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06/11/2010

Vous prendrez bien une tasse de thé ?

boston-tea-party-2007-small.jpgLe mouvement « Tea Party » a joué un rôle important dans la victoire des Républicains aux élections intermédiaires américaines. Les clameurs s’étant un peu tues, le soufflet médiatique étant peu retombé, il est sans doute temps de revenir sur ce phénomène qui, pour typiquement américain qu’il soit n’en comporte pas moins des « leçons » politiques sans doute extrapolables à notre cher et vieux pays.

Cet indiscutable succès populaire, populiste diront certains, repose d’abord sur sa référence explicite à la Tea Party de Boston, révolte fiscale fondatrice de la Révolution Américaine et aussi célèbre aux Etats-Unis que la prise de la Bastille en France une grosse quinzaine d’années plus tard.

 

us tea party.jpgCe n’est évidemment pas tout. Si ça a plutôt bien marché, si ici ou là des candidats estampillés « Tea Party » sont parvenus à ravir la vedette et parfois même le siège de tel ou tel cacique du Parti Républicain, c’est parce que le mouvement a largement touché une classe moyenne américaine de plus en plus excédée par l’emprise et la voracité fiscale croissantes de l’Etat Fédéral, des techno-politiciens de Washington en général et de l’administration Obama en particulier.

C’est certes très américain mais ça n’aurait sans doute pas fonctionné sans l’activisme des « libertariens » américains qui correspondent politiquement peu ou prou aux libéraux français : pas vraiment conservateurs et certainement pas socialo-collectivistes à la sauce « démocrate ».

Socialism is not freedom !, le socialisme ce n’est pas la Liberté ! ont scandé les centaines de milliers de participants pour réclamer une baisse des dépenses publiques et des impôts. Pour ne rien vous cacher si « Restons Correct ! » était américain nous aurions été à leurs côtés.

 

logo libertariens.jpgReste évidemment à savoir si un tel mouvement est possible en France. Pas évident. D’abord parce que (vraie) galette-saucisse partie, ça parle peut être moins à nos concitoyens que  « tea party » aux Américains.

Ensuite et surtout parce que contrairement aux libertariens américains dont le parti officiel revendique plus de 200 000 membres, les libéraux français sont quand même un peu politiquement à la ramasse. Ultra-minoritaires à l’UMP ou éparpillés dans une nébuleuse de nano-partis sans vrais moyens tels Alternative Libérale, le Parti Libéral Démocrate, ou le Mouvement des Libéraux de Gauche (rigolez pas ça existe !), ils ont toutes les peines du monde à faire entendre leur voix.

Normal dans un pays dont les élites sont intoxiquées à l’étatisme et où, quoi qu’on en dise,  la Liberté n’est pas vraiment la tasse de thé préférée des techno-politiciens de toutes obédiences.

 

La question est donc de savoir qui tentera le coup : les Bretons et leurs galettes, les Ch’tis et leurs moules-frites ou les Lorrains et leurs quiches ?

03/11/2010

Les péchés d'Obama

obama-caricature.jpgBarack Obama et le Parti Démocrate viennent de se prendre grave les pieds dans le tapis des élections intermédiaires américaines. On peut s’en désoler ou s’en réjouir. Une chose est sûre : tout comme son élection triomphale il y a deux ans, ça va changer que dalle à la vie quotidienne des Français en général, à celle des aficionados de la (vraie) galette-saucisse en particulier.

Ce n’est pas pour autant une raison pour ne pas tenter de comprendre les raisons de l’indiscutable échec que vient de subir « Mr Yes We Can ! ». Y’a peut-être quelques « leçons » à en tirer.

C’est pourquoi, dès l’annonce des premières tendances, « Restons Correct ! » a mobilisé les nombreux espions que nous entretenons à Washington et à la barbe du FBI pour fournir en exclusivité à nos lecteurs une synthèse de leurs renseignements et de leurs commentaires.

 

tea-party-018.jpgIls sont unanimes : la défaite démocrate n’est pas due à une résurgence du racisme américain « old fashion » à la sauce Ku Klux Klan. Elle n’est pas due non plus à une soudaine montée en puissance de mouvements chrétiens fondamentalistes aussi décérébrés que leurs homologues musulmans, du genre qui prônent le créationnisme et le refus systématique de l’avortement.

Elle n’est que très partiellement due au succès des « Tea Parties » qui ne sont pour l'instant que l’expression brouillonne de la méfiance, si ce n’est de l’hostilité viscérale, d’une large partie de l’opinion américaine à l’égard du pouvoir fédéral et de sa tendance « naturelle » à vouloir faire le bonheur des citoyens malgré eux et avec l’argent de leurs impôts.

 

taliban21.jpgSi selon eux Obama s’est planté, c’est parce qu’il a commis trois péchés politiquement mortels :

Le premier est d’avoir trop promis, trop fait rêver son électorat. C’est classique, nous avons connu ça en France avec le « changer la vie » d’un certain François Mitterrand, nous l’observons avec le « travailler plus pour gagner plus » d’un certain Sarkozy. Dans tous les cas la crise économique a profondément désenchanté un électorat d’autant plus impatient qu’il avait été fervent.

Le second est d’avoir succombé à la vieille tradition d’angélisme des démocrates en matière de politique étrangère. Les « ouvertures » à l’égard du monde musulman en général et arabe en particulier n’on pas diminué d’un iota l’agressivité du pouvoir iranien, n’on pas fait baisser d’une once la menace terroriste qui plane sur le Monde Libre en particulier. N’en déplaise à certains, le « Choc des Civilisations » annoncé par le regretté Huntington est toujours d’actualité, est toujours aussi potentiellement brutal.

Et on ne vous cause pas de la Chine qui continue imperturbablement à persécuter les opposants, à piller les ressources naturelles du tiers-monde, à ruiner les économies occidentales…

 

canard boiteux.gifLe troisième est sans doute le plus grave : c’est d’avoir une nouvelle fois cru qu’une relance keynésienne fondée sur l’accroissement de la dépense publique, l’injection massive de liquidités dans le « système » via une politique de taux d’intérêts toujours plus laxiste et le sauvetage « à tout prix » par l’Etat des canards boiteux de l’industrie et de la banque permettraient de sortir de la crise économique « par le haut ».

Evidemment ça a foiré : tout comme en Angleterre avec Gordon Brown, ça n’a rien relancé du tout si ce n’est la dette publique et le marasme économique et social.

Pour autant qu’on le sache, c’est exactement le même péché d’orgueil idéologique et d’inculture économique que la gôche bien d’chez nous va s’empresser de commettre en 2012 quand elle sera revenue aux « affaires ».

Avec en prime cette petite touche crypto marxiste qui veut qu’il suffise de faire payer les riches pour résoudre tous les problèmes, sans laquelle l’archéo-socialisme à la française ne serait pas ce qu’il est…

 
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