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04/07/2009

Devoir de vacances

 

 

embouteillage.jpgPas de doute, c’est parti pour les vacances ! Y’a des signes qui ne trompent pas : l’A13 embouteillé dès la sortie de Paris comme un guichet du Pôle Emploi ; le Tour de France qui lance à l’assaut de la Grande Boucle ses stars du pédale-show, le mollet agile, le jarret souple et le nez poudré comme celui d’une vieille cocotte alcoolo... C’est la trêve estivale, le temps d’oublier un instant la politique, les discours d’Obama-yes-we-can, l’inévitable augmentation à venir des prélèvements obligatoires, le naufrage du Modem, la disparition annoncée du PS, les conneries télévisuelles des Chavez’s boys...

cote d'émeraude.jpgLe temps aussi pour « Restons Correct ! » de s’acquitter de son devoir de vacances : celui de réparer l’impair que nous commîmes dimanche dernier en louant les charmes de la costa smeralda sarde au détour d’un retentissant billet sur le bon usage de la chirurgie esthétique. De fait, nous omîmes d’y mentionner, fut-ce fugacement, ceux de la Côte d’Emeraude, ce joyau de la Haute Bretagne littorale, ce petit paradis 100 % garanti sans burqas ni gros beaufs exhibant les nichons fraichement refaits de leur pétasse habituelle sur le transat d’une plage privée ou le sun deck d’un promène couillons à 25 000 $ la semaine. La concurrence balnéaire libre et non faussée a ses règles ; le copinage touristique a ses usages qu’il serait dangereux de transgresser si on veut continuer à être lu du côté de Dinard ou de Saint Malo…

crash airbus.jpgDe plus, chacun le sait, la liberté de bloguer ne saurait se concevoir sans responsabilité : celle d’informer ses fidèles lecteurs des destinations de vacances encore « possibles ». Dans un contexte marqué par la prolifération des apprentis talibans autour de la Méditerranée, l’entrée de Nanard au capital du Club éponyme et la fâcheuse propension des Airbus à s’éparpiller façon puzzle aux quatre coins des océans, ce n’est plus de responsabilité dont il est question, c’est de salubrité publique.

dinard.jpgDonc, pour tous ceux qui ont prudemment renoncé aux Comores ou à Rio, pour tous ceux qui n’ont pas réussi à se faire faire un passeport biométrique à temps par leur préfecture favorite, pour tous ceux qui en ont juste entendu causer, un seul mot d’ordre : direction Dinard et ses environs, à 400 bornes du périph’ pour des vacances toniques, cool et sans bling-bling. Dinard de préférence à Saint Malo dont la ville close prend à cette saison un fâcheux air de Mont Saint Michel avec prolifération de vendeurs de souvenirs made in China à tous les coins de rue.

golf dinard.jpgPour des vacances raisonnablement sportives aussi avec parties de golf sur les links de Saint Briac, à quelques encablures à peine de la résidence principale du petit Nicolas, Hulot pas l’Autre. Superbe parcours en bord de mer dont l’origine remonte à 1887 avec trous à l’ancienne où il est préférable d’être très précis que très long. Ne vous fiez pas à sa facilité apparente : les greens sont format timbre poste, le vent les rend excessivement roulants, les roughs sont épineux et, par temps de vent, y jouer son index (comme on dit maintenant à la FFG) n’est pas à la portée de tous les drivers.

plan fife.jpgPour les allergiques à la petite balle blanche il y a évidemment la sortie en mer. A la voile de préférence si vous ne voulez pas passer pour un blaireau de touriste ou pour un plouc indécrottable. Noroît force 3, hisse et haut Santiaanooo, cap sur le phare du Jardin en tirant des bords dans la Grande Passe sans oublier de veiller à y rester. Surtout à marée basse si vous voulez éviter la honte d’être récupéré par la vedette de la SNSM comme un vulgaire casier au large des Buharas. Un peu de peine donc, pas mal d’huile de coude pour border le génois après chaque virement mais, au bout du compte, la chance de croiser peut être la route de l’un de ses vieux couloirs lestés du au génial crayon du regretté William Fife. Sorti il y a plus d’un siècle de chez Camper & Nicholsons et amoureusement restauré et entretenu par un amateur de vrai yachting, celui de l’époque où les voiliers de compétition ressemblaient à quelque chose, pas à des abribus flottants façon Route du Rhum ou Vendée Globe...

Les-remparts-de-St-Malo.jpgSi, non content d’être allergique à la petite balle blanche vous êtes aussi sujet au mal de mer, il vous reste la ballade pedibus cum jambis. La, rassurez vous ce n’est pas le choix qui manque, surtout en bords de mer. Un must qu’il serait toutefois impardonnable de manquer : le tour des remparts de Saint Malo. Choisissez de préférence le début de matinée ou le début de soirée pour éviter la foule ; prenez le temps d’humer l’air et d’écouter les mouettes ; pensez à Chateaubriand qui repose tout près, face à la mer sur le Grand Bé ; oubliez le temps ; pensez à Vauban, à Surcouf, à Duguay-Trouin, au commerce interlope et à la pêche sans quotas à la morue qui contribua plus que toute autre activité à la prospérité passée de la cité et de son port.

Cancale.jpgQuestion bouffe, quand vous voudrez varier un peu les plaisirs, changer un peu de la (vraie) galette-saucisse, direction Cancale et son port de la Houle désormais bordé de restos alignés comme une collection de menhirs à Carnac. Ravier de crevettes grises à l’apéro, huitres de la baie en entrée suivies d’un homard de Chausey simplement grillé et tarte aux fruits de saison pour le dessert. N’hésitez pas à arroser copieusement le tout d’un Muscadet sur lie jeune et bien frais, surtout si ce n’est pas vous qui conduisez. Attention toutefois : aux dires des espions que « Restons Correct ! » entretient sur place, il semble que quelques rares gargotiers de douzième zone soient parvenus à se glisser dans le lot des restos portuaires. Il est prudent non seulement de réserver mais aussi de se renseigner auprès des gourmets du cru.

bar de l'univers.jpgLes noctambules qui n’ont pas envie d’aller se trémousser en rythme sur la piste de la Chaumière, l’indémodable club privé de la pointe du Décollé à Saint Lunaire qui contribue année après année au brassage des gamètes de la jeunesse estivante, se rabattront sans complexe sur le mythique Bar de l’Univers, à Saint Malo intra muros. L’incontournable abreuvoir des voileux éthyliques a conservé son cadre inimitable, constellé de photos de mer sépia et de reliques du Pourquoi Pas ? le légendaire trois mâts du commandant Charcot. N’hésitez pas à payer le coup à boire à l’un ou l’autre des vagues sosies de Kersauson qui y ont élu domicile, la mèche rebelle, les docksides éculées et l’œil aviné. Vous y ferez le plein d’anecdotes inédites, genre démâtage nocturne au Cap Horn en plein hiver austral ou pêche illicite à la traîne et aux maquereaux dans la réserve des Minquiers. Ambiance salée garantie, gueule de bois du lendemain aussi.

malouiniere-de-la-ville-bague-saint-coulomb.jpgEnfin, si d’aventure au cours de votre séjour une fine pluie venait à s’abattre sur le pays, ne vous précipitez pas au casino ! Prenez plutôt la route de Saint Coulomb, le cœur du Clos Poulet à la découverte des dernières malouinières encore intactes : ces petits manoirs typiques que se firent construire à la fin du dix-septième siècle les nouveaux riches fraichement anoblis. La plupart sont privés et généralement classés monument historique. Certains sont très bien conservés par leurs propriétaires ; on peut souvent les visiter en leur demandant poliment la permission.

Maintenant, si ce qui précède ne vous a pas convaincu, il ne vous reste plus qu’à faire les soldes en ligne des principaux voyagistes de la place. Vous aurez peut être l’impression de faire une bonne affaire mais, si vous échouez dans un quelconque « club » envahi par des hordes de vieilles dondon teutonnes et naturistes ou de hooligans british, tatoués jusqu’aux oreilles et bourrés à la bière dès le petit dej’, faudra pas venir pleurnicher dans les pans de notre burqa !

06/08/2008

Une taxe sur les Gros

741259757.jpgLa France est on le sait un pays fertile : On y sème des fonctionnaires dans l’espoir, du reste jamais déçu, d’y récolter des impôts et des taxes. La formule n’est pas de nous, on l’a piquée à Clémenceau, c’est dire si le constat n’est pas récent.

Ensuite, comme il faut bien que quelqu’un s’occupe de récolter la moisson fiscale et d’en contrôler le rendement on est bien obligé de procéder à de nouvelles semailles de graines de fonctionnaires qu’il faut inéluctablement financer par de nouvelles récoltes fiscales.

Dans la haute administration cela s’appelle « optimiser la fiscalité à des fins de redistribution sociale », en français cela s’appelle au choix : un serpent qui se mord la queue, tondre la brebis jusqu’à l’os ou prendre les citoyens pour des cons… En tous cas c’est un bel exemple de développement durable d’autant plus que, pour des raisons que chacun peut comprendre, les recherches sur les semences de fonctionnaires génétiquement modifiés auraient été abandonnées…

703248783.jpg1664829706.jpgChez « Restons Correct ! » on entend déjà d’ici les cris d’orfraies que va pousser le Landernau blogosphérique à la lecture de cet édito : Populiste ! Poujadiste ! Irresponsable ! Facho ! Libéral !... On ne tendra certes pas l’autre joue mais n’empêche qu’on aura la satisfaction d’avoir fait comprendre à nos lecteurs pourquoi les prélèvements obligatoires auxquels ils sont assujettis n’ont, toutes choses égales par ailleurs, aucune chance de baisser significativement dans un avenir prévisible, pourquoi chaque enfant qui naît aujourd’hui en France supporte déjà une dette d’environ 33 000 € et pourquoi, aux dernières nouvelles, les effectifs du seul service de communication de Bercy est à peu près égal à l’effectif total de l’administration centrale des finances du royaume de Suède, pays notoirement sous-administré comme chacun sait…

Reste que si nous avons choisi d’aborder ce thème ce n’est pas uniquement pour gâcher les vacances aussi estivales que bien méritées de nos fidèles lecteurs, c’est pour les informer de la dernière trouvaille des impayables technocrates qui peuplent les cénacles les plus huppés de la très haute fonction publique étatique.

L’Inspection Générale des Finances (c’est pas rien) s’est en effet alliée à l’Inspection Générale des Affaires Sociales (c’est moins top mais c’est quand même pas rien non plus) pour pondre un rapport préconisant de surtaxer les produits alimentaires trop gras et trop sucrés afin de contribuer à la lutte globale contre la tendance de nos concitoyens à grossir exagérément.

En clair cela signifie qu’à la suite d’un effort d’imagination proprement herculéen, la fine fleur de l’énarchie française  a trouvé LA solution à ce qui serait peut être un problème sanitaire crucial : Yaka instaurer une nouvelle taxe ! Comprenez : Yaka faire raquer les entrepreneurs rapaces de l’agro-alimentaire et leurs gros nases de clients bouffis. Salauds de gros !

Le pire c’est qu’en vertu du principe immémorial de l’administration française selon lequel il ne faut jamais rater une occasion de faire cracher le contribuable au bassinet fiscal, personne n’a eu à notre connaissance l’heur de dire aux distingués rédacteurs de cet impérissable et officiel rapport  qu’ils pouvaient l’utiliser pour un usage que la décence et le bon goût nous interdisent de préciser ici. Il est vrai que le papier, recyclé ou non, généralement utilisé pour l’édition de tels documents, c’est quand même beaucoup moins confortable que les produits ad hoc encore vendus librement et sans surtaxe dans tous les bons supermarchés…

192960615.jpg1108266084.jpgL’autre mauvaise nouvelle c’est qu’en toute hypothèse la (vraie) galette-saucisse, assimilée en l’occurrence à un vulgaire Big Mac, ne devrait pas a être épargnée par ces foudres fiscalo-sanitaires annoncées sauf (mais le pourra-t-il ?) si l’excellent René Couanau, honorable député-maire de cette bonne ville de Saint Malo, ne parvient à sauver le fastefoude emblématique de ses électeurs reconnaissants des dramatiques conséquences de ce projet scélérat…

 
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