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03/03/2010

Quand les patates auront la frite

léon de bruxelles.jpgLa bonne nouvelle de la semaine est évidemment l’autorisation des patates OGM. Franchement, après les inondations charentaises, les submersions vendéennes et le dérapage de Mylène Farmer sur le perron de l’Elysée, ça fait du bien !

C’est aussi l’occasion pour « Restons Correct ! » d’adresser à ces très nombreux lecteurs belges un message d’espoir car, il faut le savoir, si jusqu’ici nous avons plus œuvré à la promotion de la (vraie) galette-saucisse qu’à celle des moules-frites ce n’est pas par belgophobie primaire, encore moins par patriotisme culinaire exacerbé  ou par sectarisme gastronomique compulsif.

C’est juste parce que, même préparées et servies chez Léon de Bruxelles par d’honnêtes immigrés clandestins assujettis au fisc comme tout le monde, les moules frites c’était quand même pas top.

 

moules_frites_logo.jpgZ’avaient beau faire de leur mieux les employés de chez Léon, z’arrivaient pas à nous servir des frites dépourvues de ces lourds relents d’obscurantisme agricole que l’absorption concomitante de bière brassée outre Quiévrain ne parvenait pas à masquer.

Désormais l’espoir est là, les patates ont la frite, leurs clients la banane. Ils vont enfin pouvoir se goinfrer au grand jour de frites au bon goût de progrès scientifique, au délicieux parfum de Liberté d’entreprise.

Fini les machins aussi insipides qu’indigestes estampillés naturalisme archaïque.

Merci les OG, merci l'Europe et merci Léon.

 

02_duflot.jpgIl semblerait que nos amis les z’écolos soient d’un avis quelque peu différent. Sans compatir hypocritement à leur détresse ni sombrer dans le relativisme ordinaire nous pouvons les comprendre.

Déjà qu’ils sont privés de sushis au thon rouge ou de sashimi du même métal au nom de la correction halieutique, c’est clair qu’ils risquent de ne plus leur rester grand-chose question tortore du samedi soir.

A part bien sur le boudin bio, spécialité qui, pour politiquement correcte qu’elle soit, n’est pas forcément idéale pour leur ligne. Pour leur ligne politique en tous cas…

17/11/2009

La fin de la faim

Famine-1.jpgLa réunion qui s’est tenue hier à Rome en vue de mobiliser la « communauté internationale » contre la « faim dans le monde » a semble-t-il fait pschitt. La faible affluence de chefs d’état et de gouvernement aura, au mieux, permis de donner un relief médiatique particulier au énième appel pontifical qu’a lancé Benoît XVI  pour l’éradication du fléau. Qui pourrait être contre ?

Certainement pas « Restons Correct ! » ni Josette et Marcel qui versent régulièrement leur obole en espérant qu’elle ne s’évaporera pas dans les méandres des bureaucraties caritatives.

Les images d’enfants mourant de faim sont évidemment insupportables pour tous ceux qui n’ont jamais manqué de (vraie) galette-saucisse. Elles ne peuvent que provoquer charité et compassion.

Pour autant, force est de constater que depuis le temps qu’on nous montre de telles images, les bons sentiments tendent à s’émousser, le fatalisme et le découragement à l’emporter.

 

monde2dfaim2d2003.jpgCe n’est évidemment pas une raison suffisante pour ne plus rien donner mais ce n’est pas non plus une raison pour ne pas réfléchir aux causes du fléau.

En dépit de son ancienneté et de sa relative imprécision, la carte 2003 de la faim dans le monde en pourcentage de la population nous fournit sans doute une première explication. Elle montre clairement que les zones de famines intenses se concentrent particulièrement en Afrique noire et coïncident largement avec celles touchées par des conflits endémiques.

La guerre, ouverte ou larvée, est donc probablement la première cause de famine même si elle n’est pas la seule.

Ce n’est malheureusement pas un scoop même s’il est bon de rappeler qu’en désorganisant complètement la production et la distribution des denrées alimentaires, ces conflits provoquent des ravages économiques plus meurtriers que les affrontements directs entre armées ou bandes rivales.

guerre30ansMagdebourg.jpgL’Europe en a fait la triste expérience dans la première moitié du dix-septième siècle, lors de la Guerre de Trente Ans entre puissances catholiques et protestantes qui a, entre autres, occasionné une baisse de 30 % de la population des régions touchées, en Allemagne principalement.

 

Mettre fin à ces conflits serait évidemment faire un grand pas vers la disparition des famines endémiques, africaines notamment, mais l’Histoire récente du continent noir montre qu’un tel objectif relève hélas plus du wishful thinking que du plausible.

Par contre, l’Histoire des faits économiques et sociaux nous apprend que c’est grâce à une forte augmentation de la productivité agricole et à la disparition progressive des barrières douanières que l’Europe occidentale est parvenue, à partir du dix-huitième siècle, à nourrir de mieux en mieux sa population, jusqu’à cantonner faim et malnutrition au seul domaine des crises épisodiques ou des cas sociaux individuels.

L’adoption de l’assolement triennal d’abord, l’utilisation d’engrais et de semences sélectionnées ensuite, la mécanisation progressive de l’agriculture enfin ont, entre autres bienfaits, permis au continent européen de connaître une croissance démographique sans laquelle les révolutions industrielles successives et les progrès sociaux qu’elles ont permis auraient été impossibles.

 

ogm moi non plus.jpgSi tant est qu’ils en soient capables, les zozos z’écolos et autres faucheurs obscurantistes seraient bien inspirés d’y réfléchir. Les autres et tous ceux qui savent lire peuvent se reporter avec profit à OGM MOI NON PLUS !, l’excellent bouquin de notre ami Jean-Paul Oury en vente libre sur livrebusiness.com…

 
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