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20/12/2009

Tout ça pour deux petits degrés...

baleine verte.jpgLes z’écolos sont verts de rage, les ayatollahs du GIEC remballent leurs fatwas, Nicolas Hulot trépigne d’indignation à la une de 20Minutes.fr.

Après deux semaines de catastrophisme médiatique et de rodomontades mondialistes, Copenhague a échoué comme une vulgaire baleine sur une plage bretonne polluée au gasoil.

« Restons Correct ! » a beau ne pas avoir pour habitude de profiter du malheur d’autrui, il serait parfaitement hypocrite de vous la jouer "larmes de crocodiles", de ne pas avouer que la nouvelle nous a tiré quelques ricanements sarcastiques.

D’autant plus que la blogosphère peut témoigner que nous les avions prévenus via quelques billets prémonitoires publiés ici ces derniers jours.

Peuvent pas dire qu'on ne les avait pas mis en garde.

 

saint malo sous la neige.jpgSans vouloir retourner sadiquement le harpon dans la plaie, force est de constater que, compte tenu du temps qu’il fait en ce moment, limiter la hausse de la température à deux malheureux degrés centigrades, ça fait un peu petit bras pour ne pas écrire carrément mesquin.

Du côté de Saint Malo où, depuis quelques jours, règne un froid à ne pas mettre un marchand de (vraie) galette-saucisse dehors, on aurait préféré que les prophètes de la verditude à la danoise aillent au moins jusqu’à dix-douze degrés, surtout en hiver.

Parce que quand même, leurs conneries de lutte contre le réchauffement climatique ça va finir par couter cher en mazout à Josette et à Marcel, sans parler de la taxe carbone qu’il va falloir payer à monsieur Borloo pour qui, paraît-il, 12 ° serait un minimum…

 

sushi au thon rouge.jpgAux dires des spécialistes, l’échec de Copenhague équivaudrait à un retour au protocole de Kyoto. C’est plutôt une bonne nouvelle parce que franchement, les sushis au thon rouge c’est quand même meilleur que les harengs marinés, fussent-ils de la Baltique…

09/10/2008

La Crise pour les Nuls

Crise 1.jpgPrintemps 2008, banlieue de Milwaukee : La famille Simpson ne peut plus rembourser l’emprunt contracté quelques années auparavant auprès de la First National Wisconsin Bank pour acquérir le coquet pavillon dans le jardin duquel Homer devait enseigner à Bart les finesses du base-ball. La First National Wisconsin Bank est bien emmerdée. Mise à la porte, la famille Simpson l’est encore plus. Du coup c’est moins sur qu’ils votent McCain en novembre.

 

crise2.jpgAutomne 2008, Saint Malo (Ille et Vilaine) : Marcel Chouignard, marchand de (vraie) galette-saucisse sur le marché de Paramé apprend que le Crédit Breton Mutuel et Commercial, qui avait racheté une partie des créances de First National Wisconsin Bank sur le pavillon des Simpson, lui refuse le prêt destiné à changer sa camionnette Citroën, laquelle ne passera pas le prochain contrôle technique. Robert Le Boulu, concessionnaire local de la « marque aux chevrons » est bien emmerdé, Marcel Chouignard encore plus. Du coup c’est pas sur qu’il revote Sarko la prochaine fois.

 

crise3.jpgHiver 2008 - 2009, les familles Simpson, Chouignard et Le Goulu n’ayant pas acheté comme prévu à Noël de nouvelles TV full HD avec son stéréo hifi, l’usine dans laquelle monsieur Liu taffait 72 heures par semaine pour un salaire minable ferme ses portes. Monsieur Liu est d’autant plus emmerdé qu’il va non seulement devoir renoncer à acheter une voiture, acquisition en vue de laquelle il  économisait yuan après yuan depuis 10 ans, mais qu’en plus il va lui falloir retourner dans sa rizière natale pour y repiquer du riz OGM en se faisant botter les fesses par le responsable local du Parti Communiste.

 

Ca, c’est très brièvement résumé le scenario de la crise financière que nous sommes en train de vivre, ou en tous cas ce que « Restons Correct ! » en a compris. Comme quoi et contrairement à ce que tentent de vous faire croire les experts patentés, l’économie c’est pas compliqué…

 

nkm.jpghulot.jpgLa question légitime que tout le monde se pose, à commencer par Homer Simpson, Marcel Chouignard, Robert Le Goulu et Monsieur Liu, est : Comment en est-on arrivé là ? C’est évidemment le moment que choisissent anticapitalistes, antimondialistes et antilibéraux de toutes obédiences pour brailler en chœur et sur l’air des lampions : C’est la faute au libéralisme, à Adam Smith et à Jean-Baptiste Say ; ya ka en profiter pour nationaliser le Crédit Breton Mutuel et Commercial et interdire dans la foulée le commerce de la (vraie) galette-saucisse, vu que les flatulences porcines que cette activité engendre dégagent beaucoup trop de méthane ce qui, comme l’expliquent si bien Nicolas Hulot et Nathalie Kosciusko-Morizet, contribue au moins autant que la mondialisation ultralibérale au réchauffement climatique.

 

crise6.jpgChez « Restons Correct ! » on veut bien prendre en compte l’argument mais quand même… C’est pas parce que nous ne sommes pas de gôche et que nous n’étions même pas à l’état de projet parental à la mort de Keynes qu’il faut nécessairement nous prendre pour des imbéciles… D’autant plus que si on réfléchit 5 minutes on comprend que la cause originelle, c’est le crédit accordé intempestivement par la First national Wisconsin Bank à la famille Simpson. Or, il faut savoir que ce crédit n’a été rendu possible que par l’interventionnisme de la Réserve Fédérale Américaine qui a maintenu, des années durant et artificiellement, les taux d’intérêts à des niveaux ridiculement bas au lieu de le laisser le soin à la main invisible du marché de les déterminer.

 

Comme quoi il est un nouvelle fois démontré que quand la sphère publique, américaine ou non, se mêle d’intervenir dans l’économie, ça se termine toujours et à plus ou moins brève échéance par une catastrophe plus ou moins dramatique…

 
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