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09/11/2010

Mort aux cons...

De_Gaulle_3.JPGDe Gaulle, le « Général », le « Grand Charles », fut l’homme du 18 Juin, le fondateur d’une cinquième République imparfaite mais stable, le décolonisateur qui eut avant beaucoup d'autres l’intuition que l’Algérie et sa « guerre » était un vrai problème pour la France…

Ce fut aussi plein d’autres choses qui, 40 ans après sa disparition, font désormais partie de l’Histoire, celle qui s’écrit avec un grand H.

Ce fut également, on s’en souvient moins, un personnage adulé mais aussi haï comme ne le furent jamais depuis aucun de ses successeurs. Il fut ainsi l’objet d’une série de tentatives d’assassinats heureusement avortées.

Ce fut enfin un véritable écrivain et l’auteur d’une série de « formules » au nombre desquelles son « Mort aux cons ? Vaste programme… » est sans doute non seulement la meilleure mais aussi la plus actuelle…

 

croix-de-lorraine.jpgTout ce qui précède n’est évidemment pas une raison pour sombrer dans l’extase posthume, pour que « Restons Correct ! » ajoute ses p’tites larmes blogosphériques au concert de sanglots longs qui ponctuent les célébrations automnales du quarantième anniversaire de sa disparition.

De Gaulle fut certes une immense figure historique, ce fut aussi la dernière incarnation du modèle national-étatique qui prévalut en Europe occidentale et en France en particulier de, grosso modo, la fin de la Renaissance aux dernières décennies du siècle passé.

Il fut à ce titre le très emblématique et très charismatique successeur d’un Colbert, des Jacobins de la Révolution, d’un Bonaparte, d’un Napoléon III inspiré par les Saint-simoniens : le thuriféraire inlassable d’un Etat fort d’abord soucieux de grandeur nationale et persuadé, pour paraphraser une autre de ses célèbres formules que, question (vraie) galette-saucisse, « l’intendance » (comprenez les acteurs économiques) n’avaient qu’à « suivre »…

 

mort_aux_cons[1].jpg.jpgOn sait évidemment depuis les « chocs pétroliers » qui ont marqué la fin des « 30 glorieuses », que ça ne marche pas comme ça et que, sans porter atteinte à la mémoire de l’homme, il faut d’urgence reléguer les derniers oripeaux du gaullisme au magasin des accessoires politiques surannés. En compagnie des vestiges du marxisme et les ultimes billevesées du socialisme à la française.

Vaste programme ce n’est rien de l’écrire car, ce qui n’a pas changé depuis l’époque du « Général », c’est qu’il est toujours aussi difficile de se débarrasser des cons et surtout de leurs conneries…

28/10/2009

Villepin et l'Appel du boulevard Saint Germain

centjours.jpgLa République est menacée, la Patrie est en danger ! C’est hier soir et depuis les salons chicos de la Maison de l’Amérique Latine dans le non moins chicos septième arrondissement, que Dominique de Villepin, l’immortel auteur des Cents Jours ou l’Esprit de Sacrifice, a prononcé son discours « fondateur », a lancé ce qui restera sans doute dans les annales comme l’Appel du Faubourg Saint-Germain…

A ses côtés Brigitte Girardin, sa charismatique égérie du moment, fonctionnaire au Quai d’Orsay, ex-ministre godillot de Chirac à l’Outre-mer et jamais élue à quoi que ce soit non plus.

A ses côtés aussi un quarteron de seconds couteaux parlementaires au nombre desquels Jacques Le Guen, le député du Finistère qui n’est même pas certain de pouvoir conduire la liste qui va se faire ratatiner par les socialistes du cru aux prochaines élections régionales.

Bref, si on excepte des hommes de qualité comme Nicolas Dupont-Aignan et François Goulard - dont on peut se demander ce que diable il est allé faire dans cette galère - une belle brochette de bras cassés et de has been de la chose publique…

 

chouans-devant.jpgToujours est-il qu’à cette annonce Josette et Marcel en sont restés comme deux ronds de flan. Au point de se demander si les chouans n’avaient pas ressurgi dans le bocage malouin, si les chars russes n’étaient pas sur le point de déferler sur Pleurtuit, si la (vraie) galette-saucisse n’allait pas être rationnée comme du temps de l’occup’.

C’est pourquoi « Restons Correct ! » a tenu à les rassurer sans tarder : le discours de Villepin c’est juste un truc de parisien qui a trop regardé la caméra explore le temps quand il était môme et qui, depuis, ne pense qu’à se la péter en passant à la télé…

L’Appel du Faubourg Saint-Germain n’est pas celui du 18 juin, les circonstances sont heureusement différentes et les Cents Jours de Villepin ont plus de chance de se finir façon Waterloo, morne plaine et compagnie que par une descente triomphale des Champs Elysées, pavoisés pour l’occasion de bleu-blanc-rouge version croix de Lorraine.

L’histoire ne repasse dit-on jamais les plats et, la plupart du temps, c’est tant mieux.

 

retour morts vivants.jpgLe risque pour 2012 c’est l’alternance à gôche, pas le retour des morts-vivants du gaullisme "historique".

 
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