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21/11/2009

Toute la vérité sur le Grand Emprunt

rocard-juppé.jpgLe Grand Emprunt National, Stratégique et Patriotique dont on nous rebat les oreilles depuis des mois ne devrait pas excéder les 35 milliard d’euros. C’est en tous cas la recommandation faite par Rocard et Juppé à Sarko, lequel devrait faire connaître prochainement sa décision. Manuel Valls qui en réclamait 150 est déçu, il s’en remettra.

Par ailleurs et toujours sous réserve de la décision présidentielle, il devrait être intégralement placé auprès des institutions financières sans possibilité pour les particuliers d’y souscrire directement.

Ca devrait quand même permettre d’économiser entre 1 et 1,5 point d’intérêt soit entre 350 et 525 millions d’euros par an. Ca devrait aussi éviter qu’une fois l’inflation revenue au galop, les épargnants soient les seuls à perdre leur chemise dans l’opération.

Henri Guaino, qui imaginait déjà des hordes de petits épargnants apportant à l’Etat ce qui reste de leurs économies dans un grand élan patriotique et en chantant la Marseillaise à tue-tête, est atterré. Il n’y a plus qu’à espérer qu’il ne s’en remette pas et fasse valoir ses droits à une retraite anticipée que « Restons Correct ! » lui souhaite par avance heureuse et paisible…

 

Louis_XIV_Gold.jpgQuant à Josette et à Marcel qui, dans la perspective d’une souscription nationale, économisaient grave sur leur budget (vraie) galette-saucisse, ils sont indiscutablement perplexes.

Pas sur du coup qu’ils déterrent tout de suite les Louis d’or hérités de la mémé pour les revendre à la succursale de Pleurtuit du Crédit Mutuel de Bretagne.

Vaut peut-être mieux les laisser au fond du potager en attendant que le cours de l’or grimpe encore un peu. D’autant plus que quand ils en ont hérité ils ont omis de les déclarer au fisc, étourdis qu’ils sont…

 

Dette_main.jpgAlors pourquoi maintenir le principe de cet emprunt ? C’est une excellente question que nous avons posée aux contacts occultes que nous entretenons à grand frais dans les plus hautes sphères de l’Etat, dans le seul but de satisfaire la légitime curiosité des lecteurs de 20Minutes.fr en général, des aficionados de ce blog en particulier.

La réponse est éclairante : bien qu’il emprunte déjà près de 150 milliards d’euros par an, l’Etat français trouve encore des banques pour lui faire crédit. Tant qu’il accepte de consacrer 25 % de ses ressources au paiement des intérêts, y’a pas de raisons que ça change même si, une fois payés les fonctionnaires, il ne reste pratiquement plus rien dans les caisses.

Donc, si on souhaite relancer l’investissement  public et protéger le produit du « Grand Emprunt » de la voracité « fonctionnelle » de l’administration, il est indispensable de l’isoler du reste de la comptabilité publique.

Reste que personne n’a semble-t-il pensé que pour relancer l’investissement public il était peut-être possible de commencer par faire des économies sur les dépenses de l’Etat…

Quant à savoir si l’investissement public était ou non le meilleur moyen de renouer durablement avec la croissance, personne n’a eu l’outrecuidance de poser la question…

 

tresor.jpgDans ce contexte, le seul conseil à donner à tous ceux qui ont encore un p’tit magot planqué quelque part est évidemment de n’y toucher qu’en cas d’absolue nécessité. Ne serait-ce que parce que leurs mômes risquent d’en avoir besoin un jour pour régler la douloureuse des conneries financières étatiques.

30/09/2009

Merci Papa !

henri-4.jpgDéficitage et endettage sont les deux mamelles de la France. C’est la principale conclusion qu’on peut tirer du projet de budget 2010 qu’examine aujourd’hui le conseil des ministres. Près de quatre siècles après son assassinat par Ravaillac, le « bon roi » Henri IV, chantre historique du labourage et du pâturage nourriciers, doit se retourner dans sa tombe du côté de Saint Denis dans le 9-3.

De fait, sans vouloir souler de chiffres les lecteurs néophytes en la matière, « Restons Correct ! » a le regret de leur annoncer que l’Etat français prévoit de dépenser l’année prochaine quelques 115 milliards d’euros de plus qu’il n’espère en encaisser. Ce chiffre ne tient malheureusement pas compte des déficits « sociaux » - notamment de celui de la « sécu » - ni de ceux de l’ensemble des régions, des départements et des communes.

 

La France a beau censé être un pays « riche », 115 milliards d’euros est une somme considérable : c’est environ la moitié des recettes attendues lesquelles, comme on le sait, proviennent essentiellement des impôts et des taxes que nous acquittons tous d’une manière ou d’une autre.

odyssey-illustration.jpgEn clair cela signifie que pour obtenir un budget 2010 « équilibré » il eût fallu prévoir une diminution d’un tiers des dépenses de l’Etat ou un doublement de la TVA, de la taxe sur les carburants, de l’impôt sur le revenu des particuliers et des bénéfices des entreprises pour ne citer que les principales ressources. Deux mesures qui, on s’en doute, auraient la popularité qu’eurent Charybde et Scylla auprès des navigateurs de l’antiquité grecque.

Le pire c’est que, pour extrême qu’elle soit, la situation n’a rien de neuve puisque cela fait bientôt 40 ans que les gouvernements, gauche et droite confondues, font voter et exécutent des budgets déficitaires.

 

dette publique.jpgLe résultat c’est que la dette publique, c'est-à-dire ce que vous, moi et tous les habitants de ce pays « riche » devons collectivement aux créanciers de l’Etat, des organismes sociaux et des collectivités locales, atteint aujourd’hui plus de 1 400 milliards d’euros et va continuer à augmenter allègrement dans les années qui viennent. A ce niveau là ce n’est plus de la dette c’est du boulet !

On peut raisonnablement estimer que d’ici la fin de 2010 chacun d’entre nous, vieillards cacochymes et nourrissons compris, devra plus de 25 000 euros aux créanciers du secteur public ce qui, Josette et Marcel vous le confirmeront, représente plusieurs années de consommation de (vraie) galette-saucisse d’une part, provoquerait d’autre part la saisie de leur pavillon de Pleurtuit s’ils s’avisaient de dépenser tous les ans et depuis des lustres deux fois plus qu’ils ne gagnent.

 

Pourtant et à notre connaissance aucun huissier n’est encore venu expulser les locataires de l’Elysée, du Sénat ou de l’Assemblée Nationale. Inconscience ou complicité coupable ? Ni l’un ni l’autre car les créanciers sont persuadés que ces dettes seront remboursés, sinon ils ne prêteraient plus.

mercipapa.gifOn ne prête qu’aux riches dit le proverbe, reste donc à savoir qui sont les riches ?

La réponse n’est pas très difficile à trouver : dans l’esprit des politiques et de leurs banquiers ce sont nos enfants, leurs enfants et probablement leurs petits-enfants aussi qui vont casquer.

Nul ne sait si les gamins nés et à naître hériteront ou non d’une planète propre, par contre ce qui est certain c’est que les d’jeunes de France seront inéluctablement condamnés à travailler beaucoup plus pour rembourser beaucoup plus.

 

Merci papa !

 
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