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17/06/2012

120 milliards : ça c'est de la relance !

 

poker,angela merkel,new deal, galette saucisseUne chose est certaine : « normal » ou pas, François Hollande est tout sauf un p’tit joueur. Il vient de le démontrer en proposant de mettre 120 milliards d’euros sur la table de la relance de l’économie européenne. Soyons pour une fois juste avec lui : 120 milliards, c’est pas de la relance de gonzesse mauviette ! Au poker on appelle ça « faire tapis »et ça force toujours le respect. La question est évidemment de savoir où il compte se procurer les jetons. La réponse est facile à trouver : comme d’hab’, en instaurant une bonne grosse taxe sur les transactions financières, en siphonnant ce qu’il reste des fonds structurels européens - rigolez pas, ça existe - et, au cas (plus que probable) où ça ne suffirait pas, en lançant un grand emprunt joliment appelé « projects bonds ». Avec la garantie implicite de l’Allemagne ça va de soi... Un emprunt « projet » donc, comme chez Cofidis quand vous voulez refaire votre salle de bains. Manipulations budgétaires, nouvelles taxes et nouvelle tranche de dettes, la recette est connue, on y a déjà goûté, on a déjà donné, merci Monsieur le Président !

 

poker,angela merkel,new deal, galette saucisseA cette annonce l’espoir est pourtant revenu chez Josette et Marcel. Y’a bon la relance par la consommation : ils vont enfin pouvoir s’acheter une tablette tactile dernier cri et made in China et changer leur break Renault à bout de souffle contre une bagnole coréenne aussi suréquipée que flambante neuve. Décidément, z’ont bien fait de voter Hollande. « Restons Correct ! » est content pour eux même si l’impact de la « mesure » proposée sur le redressement productif de l’industrie de la (vraie) galette-saucisse est quelque peu hypothétique… Ce n’est pas pour casser l’ambiance, mais faut quand même qu’on les informe que le poker est un jeu qui se joue à plusieurs et que rien ne prouve à l’heure où sont écrites ces lignes que Mamie Angela reste dans la partie. On peut même douter qu'elle y entre vu que, selon des sources « bien informées », elle serait plutôt scrabble et soirées lingerie fine entre copines que poker façon Texas Hold’em.

 

poker,angela merkel,new deal, galette saucisseOn entend déjà hurler d’ici la meute des ultra-keynésiens franchouillards : Quelle grosse conne ! Mais qu’est ce qu’on lui a appris à l’université de Leipzig ? Elle n’a jamais entendu parler du New Deal d’oncle Roosevelt, des grands travaux de la vallée du Tennessee, du rôle salvateur du National Recovery Act ! Ben apparemment pas. Ou alors c’est qu’on lui a aussi dit que, si ça avait effectivement coûté très cher aux contribuables américains, ça n’avait eu in fine que des résultats mitigés sur l’économie US, qu’il avait fallu attendre 1941 et le boom de l’industrie de l’armement pour retrouver le plein emploi outre-Atlantique. Pas la peine de vous fatiguer à aller expliquer ça aux brillants économistes de gôche qui peuplent désormais nos cabinets ministériels ; pas la peine non plus de leur faire remarquer que rien ne prouve que ce qui a plus ou moins mal marché il y a bientôt 80 ans aux Amériques ait une chance quelconque de fonctionner aujourd’hui en Europe. Vous risquez d’être aussi bien reçu qu’en allant suggérer à notre Très Saint Père le Pape Benoît XVI qu’il devrait encourager les prêtres homosexuels à se marier entre eux…

En ce jour de Fête des Pères mon message personnel est pour mes enfants chéris : Barrez vous les mômes ! Et pas que de France, d’Europe aussi si jamais ce machin passe !

15/06/2012

L'Allemagne paiera ?

 

euro-bonds,angela merkel,galette saucisseLe doute n’est plus possible, c’est reparti comme dans les années 20. Le slogan qui marche c’est désormais « l’Allemagne paiera ! ». Pas au titre des réparations de guerre car, la guerre n’a pas encore eu lieu. Cette fois il s’agit plus prosaïquement de réparer la gabegie grecque, d’éponger les déboires immobiliers des banquiers espagnols et de financer les cadeaux postélectoraux du père Hollande. Plus question pour obtenir satisfaction d’occuper la Ruhr comme en 1923, nos p’tits malins on trouvé mieux pour traire la vache teutonne : ça s’appelle les « euro-bonds ». Ceux parmi les lecteurs de « Restons Correct ! » qui sont meilleurs en foot qu’en finance internationale seront probablement heureux d’apprendre qu’il s’agit de faire payer les dettes douteuses des pays européens les plus en difficulté par les pays les moins « cigales », au premier rang desquels figure évidemment l’Allemagne. Présenté encore plus simplement, ça signifie que nous serions bien cons de ne pas essayer de traire la bonne grosse vache à lait qui rumine placidement de l’autre côté du Rhin, pendant que nous recrutons des fonctionnaires à tour de bras.

euro-bonds,angela merkel,galette saucisseLe hic est que ce n’est pas parce que les nibards d’Angela sont devenus l’attraction des sommets internationaux qu’elle est d’accord pour se laisser traire. D’autant plus qu’il semble bien qu’Helga et Hans, ses fidèles électeurs, soient du même avis qu’elle. Salauds de boches ? Pas uniquement, car, pour revenir aux années 20, l’insistance française à faire payer l’Allemagne a eu pour conséquence une hyperinflation délirante dont le souvenir demeure vivace au pays de Goethe, de Schiller et des cuites du samedi soir à la bière et au schnaps. On sait comment ça s’est terminé : ruine de l’économie et vrai chômage de masse. Quand la crise économique des années 30 en a remis une bonne grosse couche, la République de Weimar était mûre pour tomber dans l’escarcelle du National Socialisme et d’un certain Adolf Hitler. Nous n’épiloguerons pas, la fin est dans tous les manuels d’histoire. Encore pour quelques années en tout cas, avant que les p’tits génies qui font les programmes de l’Education Nationale et Socialiste s’aperçoivent qu’enseigner l’histoire risque de donner de mauvaises idées aux d’jeunes et décident, au nom du principe de précaution intellectuelle, de remplacer cette matière élitiste et bourgeoise par une initiation à l’économie solidaire et durable…

euro-bonds,angela merkel,galette saucisseQuoiqu’il en soit rien n’est joué, l’affaire n’est pas encore dans le sac, die Sache ist noch nicht erledigt comme dirait tonton Ayrault quand il veut nous rappeler que, lui aussi, il a fait Allemand première langue. Montebourg peut toujours vitupérer dans les médias contre « l’aveuglement idéologique d’Angela Merkel », l’Allemagne n’est pas prête à payer pour les conneries des autres. Mamie Trierweiller peut toujours redoubler d’ardeur tweeteuse, ce n’est pas demain que ces gros lourdauds de schleus abandonneront leur infecte Bratwurst Kartoffeln au profit de notre délicate et digeste (vraie) galette-saucisse nationale. C’est certes dommage pour la solidarité européenne en général et le redressement productif de l’industrie française en particulier, mais c’est comme ça...

Une question personnelle pour finir à Jean-Marc Ayrault : comment dit-on « bras d’honneur » en Allemand ?

 
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