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15/09/2009

Du bonheur dans le Péhibé

triangle des bermudes.jpgDepuis que Sarko est de gauche ça mollit pas question triangulation. Les spin doctors les plus capés ont du mal à suivre, à tel point qu’on se croirait parfois perdu au beau milieu du « Triangle des Bermudes ». La dernière manip date d’hier : il ne s’agit ni plus ni moins que de réformer ce bon vieux PIB en lui adjoignant une bonne dose de bien être, de bonheur et de développement durable pour faire tendance.

En clair l’indice ne mesurera plus uniquement la production de (vraie) galette-saucisse valorisée à son prix de vente moyen mais aussi le plaisir, ou le bonheur si vous préférez, que prennent Josette et Marcel à en bouffer.

En prime, si la préparation de leur fastefoude favori ne dégage pas trop de CO², n’enrichit pas encore plus ces salauds de « riches » en appauvrissant toujours plus ces pauvres « pauvres », y’aura du bonus. Comme à Wall Sreet ou à la BNP mais du bonus durable : c’est promis.

 

stiglitz.jpgC’est donc à Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, ancien de la Banque Mondiale, pape du néo-keynésianisme et dernière icône en date de la gauche américaine, qu’a été confié le soin de gratter et de remettre officiellement à Sarko un Grand Rapport dans ce sens. C’est ça le cœur de la manip dont la portée internationale et la capacité induite à faire passer DSK pour une bille n’auront échappé à personne.

Pour faire court et éviter de souler les lecteurs de « Restons Correct ! » par un exposé académique aussi drôle que les vannes à 2 balles de monsieur Hortefeux, Stiglitz y constate d’abord que le PIB, tel que défini aujourd’hui, est loin d’être parfait. Ce n’est pas un scoop, ça fait environ 30 ans qu’on le savait…

Pour le « réformer » et en vertu du grand principe qu’il est toujours possible de faire toujours plus compliqué, il préconise d’y adjoindre une batterie d’indicateurs sur la nature et la composition desquels il se garde bien d’être trop précis. On peut le comprendre, à sa place on aurait fait pareil… Comme quoi l’économie c’est pas vraiment compliqué, suffit de rester vague.

 

g20.jpgMessage personnel à Sarko : Monsieur le Président, si vous nous lisez toujours et avant d’aller vendre la copie de Stiglitz à vos potes du G20 comme une escadrille de Rafales à Lula, assurez vous quand même qu’ils ne risquent pas de se marrer trop ouvertement… Ca ferait désordre.

14/09/2009

Vers les Sorlingues

tresco.jpgLes Sorlingues c’est les Scilly. Un archipel au bout du bout de la Cornouaille anglaise, à 30 nautiques de Land’s End, à mi chemin entre la Bretagne et l’Irlande. Les Scilly c’est le nom anglais ; les Français disent Sorlingues. Nous préférons Sorlingues. Pas par chauvinisme toponymique juste parce qu’en français Sorlingues c’est comme bastringue ou ribouldingue : ça s’écrit bien.

En plus, l’atterrage aux Sorlingues à l’aube, la polaire bien zippée, une moke de Nes à la main c’est pas de la balle, c’est de l’émotion voileuse à l’état chimiquement pur.

 

j perret.jpgVous êtes partis de Saint Malo, de Perros ou de l’Aber-Wrac’h, vent debout à louvoyer sur la route des vapeurs. Trois fois la route cinq fois la peine, quarts de nuit, sandwichs Hénaff et mal de mer ce n’est pas du masochisme pour happy few, c’est de la croisière récréative, au sens premier du terme.

Oubliés Josette, Marcel et la (vraie) galette-saucisse, « Restons Correct ! » vous emmène aux Sorlingues, en compagnie des mânes de Jacques Perret, le Caporal Epinglé, celui de Rôle de Plaisance et du Vent dans les Voiles.

 

jardin tresco.jpgLa houle atlantique s’est calmée, vous y êtes, la CQR bien assurée entre Bryher et Tresco, hors de vue de la mini-rade de St Mary’s où le ferry débarquera tout à l’heure sa cargaison de blaireaux plus ou moins écolos en quête de zoziaux à mater et de phoques à embêter. Tout à l’heure vous irez sur Tresco, revisiter le jardin tropical qu’y créa un jour et à l’abri du vent, un ex officier de l’armée des Indes, devenu intendant de l’archipel sur ses vieux jours.

Ensuite quelques courses à l’épicerie locale, une pinte de stout ou deux au mini-pub puis retour à bord pour voir la brume se lever sur Bryher, un verre ou deux de Jameson dans le gosier.

 

stonehenge_image.jpgUne cure de Sorlingues c’est ce qu’il faut prescrire à tous les créateurs en panne, aux peintres secs, aux écrivains taris. C’est tough et doux à la fois, c’est un retour aux racines de la culture européenne, celles des érigeurs de Stonehenge, des monastères isolés, des anachorètes maritimes, des pêcheurs-paysans. Celle aussi des sagas vikings, des récits de Pythéas ou de la révolte de Bodicée la trucideuse.

Une escale aux Sorlingues c’est aussi connaître votre chérie ou votre chéri du moment. Si il ou elle résiste, se coule dans le rythme de la marée, se gorge de senteurs goémonières, se prend à rêver dans le carré ou le soir dans le balcon arrière, c’est bon signe, en général…

 

Message personnel à monsieur 20Minutes.fr : désolé, c’est pas très « actu » mais j’avais envie d’écrire ça…

 
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