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11/10/2008

Les cons ça ose tout !

audiard.jpgLes cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on reconnait José Bové et Bernard Accoyer ! C’est ce qu’aurait pu écrire Michel Audiard s’il était encore de ce monde. Faut dire qu’une bonne crise ça vous révèle souvent des talents politiques insoupçonnables du genre de ceux qui font dire aux plus doués : « Nous étions au bord du gouffre mais nous avons fait un grand pas en avant… ».

 

bové.jpgLes lecteurs de « Restons Correct ! » ne nous ont évidemment pas attendus pour se réjouir des déclarations de José Premier, le roi des faucheurs compulsifs, l’épris de justice médiatique, l’échappé du Larzac, celui qui aurait certainement obtenu depuis belle lurette le Nobel de l’inculture générale s’il avait existé. C’est donc sans surprise qu’ils ont pu l’entendre déclarer hier sur i-Télé que l’économie réelle est artificielle et qu’il fallait créer d’urgence un tribunal pénal commercial

 

accoyer.jpgRien de très nouveau donc ni de très surprenant de la part du martyre autoproclamé de l’anti-mondialisme franchouillard. C’est pourquoi le pompon de la semaine écoulée revient indiscutablement à Bernard Accoyer, Président de l’Assemblée Nationale, médecin O.R.L. expérimenté et député inamovible de Haute Savoie.

 

reblochon.jpgPour résoudre la crise il a trouvé LA solution avec la même aisance qu’il mettait autrefois à diagnostiquer une angine infectieuse : Ya ka voter une amnistie fiscale, comme çà les grandes fortunes vont rappliquer fissa en France et ouvrir des comptes en banque blindés de bonnes grosse tunes, ce qui ne peut être que favorable au marché immobilier de Courchevel d’une part, au développement de celui du véritable Reblochon savoyard d’autre part. En plus, comme les finances de l’Etat sont ce qu’elles sont, on leur fourguera au passage un Grand Emprunt National que nos mômes n’auront plus qu’à rembourser si, n’ayant pas fait fortune dans le commerce de la (vraie) galette-saucisse, ils ne se sont pas prudemment et préventivement barrés à l’étranger…

 

chalets.jpgEvidemment, l’idée qu’il devrait être possible d’acheter un chalet à Courchevel en résidant sous des cieux fiscalement moins chargés ou de placer ses sous à l’étranger en résidant à Annecy ne l’a pas effleuré… Comme quoi avec des parlementaires de cette trempe on peut être rassuré : Les concepts mortifères de l’ultralibéralisme échevelé et les billevesées éculées des tenants de l’économie ouverte et de la concurrence libre et non faussée seront encore quelques temps stoppés aux berges des grands lacs savoyards tout comme ils le sont aux frontières du Larzac.

 

No pasaran ! Olé !

09/10/2008

La Crise pour les Nuls

Crise 1.jpgPrintemps 2008, banlieue de Milwaukee : La famille Simpson ne peut plus rembourser l’emprunt contracté quelques années auparavant auprès de la First National Wisconsin Bank pour acquérir le coquet pavillon dans le jardin duquel Homer devait enseigner à Bart les finesses du base-ball. La First National Wisconsin Bank est bien emmerdée. Mise à la porte, la famille Simpson l’est encore plus. Du coup c’est moins sur qu’ils votent McCain en novembre.

 

crise2.jpgAutomne 2008, Saint Malo (Ille et Vilaine) : Marcel Chouignard, marchand de (vraie) galette-saucisse sur le marché de Paramé apprend que le Crédit Breton Mutuel et Commercial, qui avait racheté une partie des créances de First National Wisconsin Bank sur le pavillon des Simpson, lui refuse le prêt destiné à changer sa camionnette Citroën, laquelle ne passera pas le prochain contrôle technique. Robert Le Boulu, concessionnaire local de la « marque aux chevrons » est bien emmerdé, Marcel Chouignard encore plus. Du coup c’est pas sur qu’il revote Sarko la prochaine fois.

 

crise3.jpgHiver 2008 - 2009, les familles Simpson, Chouignard et Le Goulu n’ayant pas acheté comme prévu à Noël de nouvelles TV full HD avec son stéréo hifi, l’usine dans laquelle monsieur Liu taffait 72 heures par semaine pour un salaire minable ferme ses portes. Monsieur Liu est d’autant plus emmerdé qu’il va non seulement devoir renoncer à acheter une voiture, acquisition en vue de laquelle il  économisait yuan après yuan depuis 10 ans, mais qu’en plus il va lui falloir retourner dans sa rizière natale pour y repiquer du riz OGM en se faisant botter les fesses par le responsable local du Parti Communiste.

 

Ca, c’est très brièvement résumé le scenario de la crise financière que nous sommes en train de vivre, ou en tous cas ce que « Restons Correct ! » en a compris. Comme quoi et contrairement à ce que tentent de vous faire croire les experts patentés, l’économie c’est pas compliqué…

 

nkm.jpghulot.jpgLa question légitime que tout le monde se pose, à commencer par Homer Simpson, Marcel Chouignard, Robert Le Goulu et Monsieur Liu, est : Comment en est-on arrivé là ? C’est évidemment le moment que choisissent anticapitalistes, antimondialistes et antilibéraux de toutes obédiences pour brailler en chœur et sur l’air des lampions : C’est la faute au libéralisme, à Adam Smith et à Jean-Baptiste Say ; ya ka en profiter pour nationaliser le Crédit Breton Mutuel et Commercial et interdire dans la foulée le commerce de la (vraie) galette-saucisse, vu que les flatulences porcines que cette activité engendre dégagent beaucoup trop de méthane ce qui, comme l’expliquent si bien Nicolas Hulot et Nathalie Kosciusko-Morizet, contribue au moins autant que la mondialisation ultralibérale au réchauffement climatique.

 

crise6.jpgChez « Restons Correct ! » on veut bien prendre en compte l’argument mais quand même… C’est pas parce que nous ne sommes pas de gôche et que nous n’étions même pas à l’état de projet parental à la mort de Keynes qu’il faut nécessairement nous prendre pour des imbéciles… D’autant plus que si on réfléchit 5 minutes on comprend que la cause originelle, c’est le crédit accordé intempestivement par la First national Wisconsin Bank à la famille Simpson. Or, il faut savoir que ce crédit n’a été rendu possible que par l’interventionnisme de la Réserve Fédérale Américaine qui a maintenu, des années durant et artificiellement, les taux d’intérêts à des niveaux ridiculement bas au lieu de le laisser le soin à la main invisible du marché de les déterminer.

 

Comme quoi il est un nouvelle fois démontré que quand la sphère publique, américaine ou non, se mêle d’intervenir dans l’économie, ça se termine toujours et à plus ou moins brève échéance par une catastrophe plus ou moins dramatique…

 
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