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12/03/2008

Modem - iste, un métier d'avenir !

724151e261741132584761efc8aa39bc.jpgEn ces temps de grandes incertitudes politiques, économiques et sociales, « Restons Correct ! » souhaite attirer l’attention de ses nombreux et fidèles lecteurs sur un métier d’avenir. Un de ceux qui peut leur permettre de mieux résister aux ravages de la mondialisation libérale, de donner un sens à leur vie ou d’orienter utilement leur progéniture : celui de MoDémiste.

Rassurez vous il ne s’agit pas de construire des modems informatiques. Les Chinois font çà très bien et n’ont besoin de personne pour conquérir cette partie de la planète.

Les modémistes dont nous parlons sont les affiliés du MoDem, le nouveau et important parti politique hardiment créé par l’illustre François Bayrou au lendemain des élections de 2007.

Or, c’est important de le savoir, le MoDem recrute aujourd’hui massivement. Les premiers à le rejoindre furent d’importantes personnalités de la mouvance écologistes, connues pour leur charisme et leurs compétences maintes fois prouvées. Parmi elles on pense évidemment à la sémillante Corinne Lepage ou à l’excellent Jean-Luc Benhamias.

Donc, si vous aimez les chiens les chats, les chevaux, les p’tits oiseaux, les jolies fleurs et la (vraie) galette-saucisse, le MoDem est fait pour vous !

Si de plus vous n’avez aucune culture politique ou économique, si vous croyez que Keynes est le boy-friend de Barbie ou que Karl Marx est un frère de Groucho, vous avez toutes les chances d’y faire une belle carrière.

Pas besoin d’avoir fait Normale Sup et l’ENA, il suffit d’être capable d’affirmer, urbi et orbi et sans rire, que François Bayrou a non seulement toutes les qualités, mais aussi toutes les chances de succéder en 2012 au mari de Carla Bruni.

Si l’offre vous intéresse décidez vous vite car, selon nos informations, les candidatures afflueraient d’ores et déjà en masse. On parle ainsi de celle de Jérôme Kerviel au poste de trésorier dès qu’il aura été relâché. Il serait éventuellement assisté par un Denis Gautier-Sauvagnac en rupture d’UIMM mais dont la façon élégante de porter les valises est demeurée intacte.

Enfin, il est bon de le savoir : Rien ne prouve pas que Ségolène Royal ne rejoigne pas un jour cette dream-team démocratique après sa probable et prochaine exclusion du Parti Socialiste par des petits camarades indiscutablement machistes et jaloux de ses succès médiatiques…

11/03/2008

Crépuscule des Idoles ?

fd71939605e9319d49d2eb1b1b699fd0.jpgIl y a trente ans tout juste disparaissait Claude François. « Restons correct ! » n’a pas l’intention de s’étendre sur cette commémoration. Benoît Poelvoorde dans Podium a servi mieux que quiconque la mémoire de Cloclo.

90 ans avant ce tragique événement, Nietzsche publiait Le Crépuscule des Idoles, ouvrage à l’exégèse duquel nous n’avons pas l’intention d’apporter notre pierre vu qu’on est carrément nul en philo.

Ni philosophique ni commémoratif, notre propos du jour est plutôt politique.

Au moment où plus de 272 000 candidats arpentent les rues de nos villes et de nos villages dans l’espoir d’influer sur le tri sélectif des ordures ménagères ou sur la correction nutritionnelle des menus des cantines scolaires, il nous semble important de nous interroger sur la question de l’idolâtrie en politique.

La campagne électorale de l’année dernière y a en partie répondu : C’est bien l’heureux mari de Carla Bruni, celui qui a bénéficié de la meilleure scénographie, des meilleures relations publiques et, surtout, du fan club le plus ardent et le plus motivé qui a remporté le titre d’idole républicaine suprême.

Tous les d’jeunes qui se lancent aujourd’hui dans le show-business politicien devraient s’en inspirer. Sans star-stratégie pertinente et construite, il est illusoire d’espérer dépasser un jour le stade de maire-adjoint en charge de la propreté des espaces verts de son bled de prédilection.

Pensez-y si vous avez quelque ambition et sachez que de toute manière il vous faudra affronter l’angoisse des réunions électorales désertes pour cause de match de foot, les quolibets de la presse régionale, le bizutage du microcosme télévisuel, les crises de jalousie des groupies hystériques et la dégustation obligatoire des produits du terroir…

La chemin est long et la pente est raide mais on peut donner aux candidats débutants quelques conseils de « base » :

Construisez vous une légende si possible héroïque et souvenez vous que Mao n’aurait été qu’un petit tyranneau de village sans l’épopée de la Longue Marche , Hugo Chavez un officier subalterne sans les exploits sylvestres du Général Alcazar et Mitterrand un politicien de province sans l’ascension de la Roche de Solutré par la face nord.

Choisissez et cultivez un signe distinctif. Souvenez vous de Giscard et de son accordéon, de Chirac et de sa tête de veau sauce gribiche, d’Henri IV et de son panache blanc.

Notez à cet égard qu’un tel signe peut être comportemental. A titre d’exemple choisi tout à fait au hasard, la consommation publique de (vraie) galette-saucisse peut servir utilement la dimension distinctive d’une stratégie politique.

N’hésitez pas enfin à faire preuve de générosité quant à l’exposition de votre privée. Une actualité sentimentale un peu agitée n’a jamais nui à la popularité des candidats aux plus hautes fonctions. Evidemment si toutes les rumeurs ne sont pas bonnes à prendre, certaines peuvent avoir des résultats très positifs sur un parcours politique ! Le mariage puis le divorce de Johnny et Sylvie eurent en leurs temps un impact déterminant sur les carrières discographiques des intéressées. Imaginez un peu l’effet que produirait aujourd’hui l’improbable annonce d’un commencement de début « d’histoire » entre Rama Yade et Olivier Besancenot…

 
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