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24/03/2008

Mai 68 : La Vérité

978c1f4be74e2ad8b9158d7b9bcbd494.jpgY’a des anniversaires auxquels il serait vain de tenter d’échapper, le quarantième de 68 est évidemment du nombre ! C’est parti avec quelques semaines d’avance et tout laisse penser que c’est pas fini. On a vu fleurir en librairie quelques livres d’indigestes mémoires plus ou moins nostalgiques, on voit désormais se produire sur les plateaux télés et à cette occasion quelques brochettes de pathétiques et cacochymes retraités sentencieux du maoïsme hexagonal.

Franchement, chez « Restons Correct ! » on a rien contre les vieux en général ni contre ceux qui tentent d’arrondir leur retraite de l’Education Nationale en particulier.

Pour autant, cette tolérance libérale ne doit pas nous interdire d’éclairer nos lecteurs, et notamment ceux qui n’étaient même pas à l’état de projet parental à l’époque, sur la véritable nature de mai 68 ni sur ses conséquences les plus importantes.

En attendant la réception au Panthéon des cendres d’Alain Krivine et d’Arlette Laguiller, la première chose qu’il faut savoir est que Mai 68 ne fut ni une révolte, ni une révolution, ni un mouvement ouvrier spontané : Ce fut d’abord un gigantesque chahut estudiantin et lycéen aux branches duquel se raccrochèrent plus ou moins adroitement syndicats « représentatifs » et groupuscules marxistes en rupture de communisme officiel.

Il suffit pour s’en convaincre de compiler quelques revendications emblématiques des « événements » : Libre accès des garçons aux dortoirs des filles ou distribution gratuite d’une (vraie) galette-saucisse pour le quatre heures des élèves de l’enseignement public, laïc et obligatoire…

Mais le plus important, chacun en conviendra, c’est le fameux « héritage » de mai 68.

Pour y voir clair à ce propos il est utile de revenir un instant sur la sloganologie printanière. Il y eut le poétique Sous les pavés la plage !, le surréaliste Il est interdit d’interdire !, le prémonitoire Jouissons sans contrainte ! et le moins célèbre mais indiscutablement précurseur Les frontières on s’en fout !

De tous ceux que nous venons de citer, ce dernier est sans doute le plus important car c’est indiscutablement celui qui annonce la chute du Mur de Berlin, le triomphe du Libre-Echange économique, la constitution de l’espace Schengen et la généralisation d’Internet… Bref le triomphe du libéralisme politique, économique et sociétal.

C’est pourquoi nous souhaitons bien du plaisir à ceux qui rêvent de liquider cet « héritage » : « Restons Correct ! » s’opposera fermement à ces menées réactionnaires qui tendraient à priver les libres internautes que nous sommes de cette Liberté si chèrement conquise par nos glorieux aînés : Celle d’écrire ce qu’on veut sur nos blogs !

22/03/2008

Vacances romaines à la Villa Médicis

9ededba103b161d93658d94e86c09bf4.jpgQuoi de plus normal en ce tempétueux week-end de Pâques que d’évoquer  la féroce compét qui vient d’opposer Olivier Poivre d’Arvor, le petit frère de qui-vous-savez spécialiste bien connu de la diplomatie littéraire, au sémillant Georges-Marc Benamou, l’ex journaliste chouchou de feu le Président Mitterrand récemment lourdé du cabinet du mari de Carla Bruni ?

Ne riez pas car l’enjeu était de taille puisqu’il s’agissait ni plus ni moins que du contrôle de cette institution nationale essentielle qu’est l’Académie de France à Rome, sise comme chacun sait Villa Médicis.

Rappelons à nos lecteur que la dite académie fut fondée en 1666, soit des siècles avant la Star’Ac, par notre regretté camarade Jean-Baptiste Colbert. L’objectif avoué à l’époque était de pomper sans vergogne les beaux-arts transalpins en y assignant à résidence des espions culturels camouflés en artistes prometteurs. Notons au passage que ceci montre que Colbert ne fut pas seulement l’inventeur des monopoles économiques mixtes mais aussi celui du benchmarking artistique.

Comme on s’en doute, et sans vouloir faire injure à nos amis romains, l’objet n’est plus vraiment d’actualité. Pourtant l’institution perdure comme perdura le Commissariat au Plan des décennies après qu’on se fut aperçu que la planification macro-économique avait à peu près autant d’intérêt que l’examen à des fins prévisionnelles du marc de café au fond des tasses élyséennes.

Aujourd’hui les jeux sont semble-t-il faits : C’est Georges-Marc qui a battu Olivier au nombre de SMS désignant le vainqueur de la grande finale de la Rome Académie.

Reste que le contribuable de base peut légitimement s’interroger sur les raisons qui ont conduit la fine fleur de nos cultureux hexagonaux à se crêper ce qui leur reste de chignon pour accéder à la plus haute marche d’un podium aussi convoité.

On le voit très bien sur la photo publiée ci-dessus : A moins d’avoir un goût de chiottes, ce n’est probablement pas l’architecture lourdingue de la bâtisse, façon pièce montée pour noces et banquets chez les oligarques russes, qui stimule les vocations directoriales même si, de l’avis général, les jardins du lieu sont nettement moins tarte.

Tout laisse donc à penser que le job serait l’une de ces sinécures publiques que lorgnent si volontiers les has been de la culture nationale.

Et bien c’est donc décidé : La prochaine fois « Restons Correct ! » posera sa candidature à la direction de la Villa Médicis  ! Nul doute que grâce à nos très nombreux supporters notre nomination ne sera qu’une formalité.

Et puisque que la cuisine gastronomique fait désormais partie des disciplines romano-académiques, on pourra compter sur nous pour initier, massivement et soigneusement, nos meilleurs marchands de (vraie) galette-saucisse aux subtilités de la fameuse galette-salami sauce bolognaise…

 
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