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21/10/2010

Une autre politique...

cameron-osborne.jpgLa retraite à 66 ans, 500 000 postes de fonctionnaires supprimés pour cause d’utilité douteuse et des dizaines de milliards d’économie dans les dépenses publiques. Rassurez vous ce n’est pas en France que ça se passe, c’est juste à côté, au Royaume Uni.

Reconnaissons le : le nouveau gouvernement britannique n’y va pas avec le dos de la cuillère à thé pour sauver le Royaume du naufrage. Faut dire aussi qu’après plus de dix ans de politiques sottement keynésiennes menées par les socialo du cru, il était plus que temps de colmater les voies d’eau du navire national.

Une politique de relance de l’économie par la consommation qui n’a rien relancé du tout si ce n’est un déficit budgétaire qui dépasse désormais 10 % du PIB britannique, ça ne pouvait pas durer éternellement sauf à endetter les d’jeunes british ad vitam aeternam. C’est ce qu’ont du penser David Cameron, le jeune et nouveau premier ministre de Sa Majesté, et George Osborne son ministre des finances qui fêtera ses 40 balais l’année prochaine.

 

blocages.jpg« Restons Correct ! » n’a pas pour objectif de casser l’ambiance ni de désespérer notre belle jeunesse lycéenne, mais ce n’est pas une raison pour ne pas faire remarquer à nos fidèles lecteurs qu’une autre politique que l’immobilisme et l’archaïsme économique et social est possible.

On peut certes s’attendre à ce que les Trade Unions, les puissants syndicats britanniques, protestent véhémentement contre ces mesures de salut public, mais ce mouvement attendu et légitime ne devrait pas bloquer le pays ni asphyxier son économie. Pas comme en France avec les actions menées par la minorité d’apprentis dictateurs décérébrés qui font la pluie et (surtout) le mauvais temps au sein des maigres troupes de nos organisations syndicales soi disant « représentatives ».

C’est qu’au pays natal de la démocratie moderne on pense benoîtement que la politique se fait au Parlement légitimement élu, pas aux abords des dépôts de carburant.

 

fish-and-chips-platter.jpgReste que chez nous, même si comme nous le souhaitons le gouvernement « tient bon », il est plus que probable que la gôche archéo-socialiste soit de retour aux « affaires » en 2012.

Pas besoin d’une boule de cristal pour deviner ce qui va se produire : augmentation tous azimuts de la dépense publique, croissance générale du nombre de fonctionnaires et assimilés et nouvelles réductions malthusiennes du temps de travail.

Les conséquences sont d’ores et déjà prévisibles. Ce sera comme d’hab’ avec les socialos : croissance exponentielle de la dette et des déficits publics avec à la clef une nouvelle augmentation du chômage, des impôts, des délocalisations et de la fuite des capitaux et des cerveaux.

Notre conseil du jour est évidemment de prendre les devants et de s’apprêter à émigrer fissa sur les bords de la Tamise, quitte à renoncer aux délices de la (vraie) galette-saucisse pour ceux tout aussi rustiques du fish and chips.

Commentaires

Quand on en sera là en France , on pourra espérer, que la monstrueuse dette de 1580 milliards d'Euros de notre pays, puissent un jour se réduire mais aussi éviter la faillite, comme l'a évoqué le 1er Ministre Anglais. Prions mes frères - - -

Écrit par : Marsav44 | 21/10/2010

Contrairement à un préjugé répandu, la droite a régulièrement davantage vidé les caisses de l'Etat que la gauche, quand elles étaient respectivement à la tête des affaires : cf emprunt Giscard, emprunt Balladur... alors que les caisses s'étaient à nouveau un peu remplies sous Jospin (il est vrai que la conjoncture économique avait été meilleure à l'époque). Le summum a été atteint avec Sarkozy qui, avec le bouclier fiscal, la défiscalisation des heures supplémentaires, les exonérations de droits de succession) a vidé plus que jamais les caisses de l'Etat, sans parler du coût que représente la suppression de la tva dans la restauration, et la suppression de la taxe professionnelle pour les régions qui vont être à la charge maintenant de l'Etat) : une politique budgtaire totalement suicidaire.

Écrit par : PIETTRE | 21/10/2010

Je vous soutiens à 100 % ! Mais surtout joignez le geste à la parole et hâtez vous d'émigrer en Grande Bretagne et cessez de profitez des services publics français que vous tenez en si basse estime (et que peut-être vous ne financez pas car ce genre de discours est typique de l'évadé fiscal). Bon vent !

Écrit par : sulzer | 21/10/2010

Et bien si ce sont les socialos qui passent en 2012, on pourra peut-être enfin avoir une politique libérale qui fasse que l'économie soit mise sur de bons rails... en 2017... avec avoir raflé les conseils régionaux et communes en 2014 !!!

Écrit par : Patrick AUBIN | 21/10/2010

Avant, certains idéalistes (pour ne pas dire idioalistes) partaient en ex-URSS pour trouver le monde meilleur : direction goulags. On n'a même plus cette solution : tout est fermé aux pauvres. Et heureusement il y a des syndicats pour défendre les travailleurs et dire que la réforme devrait commencer par le haut car il est bien connu que "le poisson pourrit par la tête".

Écrit par : naguima | 21/10/2010

Dire autant de bêtises en si peu de lignes c'est rare !
Bravo !
Un sommet !
Et puis on comprend mal vos propos !
Depuis de nombreuses années la dette augmente en France et que je sache la gauche durant ces années n'a été que très peu au pouvoir...
7 ans (avec épisode Jospin où la dette n'a pas augmentée) + 5 ans de Chirac + 3ans 1/2 de Zarkozisme...
Qui donc a mal géré la France ces dernières années !!!!!
C'est trop primaire et basique comme développement argumentatif !
Trop de clichés et d'idéologies...
Informez-vous ! Lisez davantage !
Retournez sur les bancs de l'école pour faire un peu d'histoire et d'économie cela vous évitera de dire trop de stupidité... Je pense aussi que psychologiquement cela vous fera du bien !
N'hésitez pas c'est plus que nécessaire !!!

Écrit par : Boby | 21/10/2010

L'Angleterre qui a une politique plus que libéral depuis des années est encore plus dans la merde que la France, idem pour l'Irlande, l'Islande, et les USA, et pourtant certains arrivent encore à croire au merveille de l'ultra libéralisme.

Faite pas attention c'etait juste un petit coucou d'un mec qui n'utilise pas son cerveau parceque certain lui colle une étiquette sur le pseudo

Écrit par : popol | 21/10/2010

@Restons Correct : je partage vos points de vue, vos analyses et

@Sulzer : profiter des services publics ? Mais comment peut on en profiter dans ce pays vu leur j'men foutisme qui y règne ? Cela fait belle lurette que beaucoup de fonctionnaires ont oublié que dans "service public", il y avait d'abord "service". Leur seul but dans la vie est de profiter du système qui les maintient au niveau de parasites. Et les parasites, ça se supprime. Attention, je ne dis pas qu'il ne faut pas de service public, mais franchement, ça n'est pas à l'état de faire circuler des trains, de distribuer le courrier, de vendre de l'électricité ou faire du théatre, pas plus que ca n'était son rôle de fabriquer des bagnoles, de faire opérateur téléphonique ou fabiquant de clopes. Ses seules missions devraient être l'éducation, la santé, la justice et la sécurité, point barre. Alors oui, franchement, il y a de quoi se débarrasser de 500 000 fonctionnaires et faire en sorte que ceux qui restent soietn réellement au service des français - et non l'inverse.

Écrit par : KnarfTheDwarf | 21/10/2010

C'est vrai çà, mon vieux, apprends donc l'économie, voyons. T'as rien compris, on est dans le plus beau des pays, et… Rien à voir, circulez !

Ne devrait-on pas faire un film, du genre "la vie est belle", pour décrire les moeurs crypto-marxistes de notre si belle île ?

Attention, nos tartampions de l'économique et social, faut toujours les associer, ça sera bientôt obligatoire. La vilaine économie de la marchandisation, pouah. Pauvres gosses qui supportent de pareilles inepties et paieront encore bientôt les calculs bien compris de ces adeptes du déficit chronique et de la providence !

Heureusement que les haines ne sont que virtuelles, car sinon, au regard de certains de ces commentaires si spirituels… Bon on va sûrement finir par se croiser à Londres.

Un très pauvre qui pense néanmoins comme son pote.

Note à destination de nos grands démocrates : Un conseil, observez les réformes chiliennes (ah non, de la vilaine capitalisation !), suédoise, allemande ou canadienne, cherchez ce que propose Jacques Bichot, ce qu'écrit Eric le Boucher et bien d'autres. Comptez surtout, ça peut parfois aider à comparer. Et je ne dis qu'il ne fallait pas faire mieux ! Mais avec vous c'est tout de même très difficile.

Oui, il y a une vraie réforme structurelle à engager, qui peut prendre diverses formes, mais pas en pillant le capital. Pour l'instant, ce système est injuste et inégalitaire, et complètement ingérable, lié à une conception corporatiste de la société, dure justement au pauvre qui ne fait partie d'aucune des castes qui défilent et prétendent représenter le peuple. Pantalonnade,! Et de plus si éculée que cela en devient lassant ! A propos vous savez, la propriété c'est aussi un droit de l'homme, isn't it ?

Écrit par : free | 21/10/2010

Le précédent commentaire c'est pour naguima et sulzer.

Écrit par : free | 21/10/2010

ton fish and chip me fait vraiment envie c est autre chose que ta galette saucisse !!! quel commentaire ???je vis à Londres et le pragmatisme est de rigueur La France subit le dictature de la CGT depuis tellement d' années détruisant touslesemplois . Les français méritent mieux car travailler avec des boulets aux pieds n' a jamais aidé à gagner la course engagée pour ramener le pays dans des normes européennes.Que dira la CGT quand nous n 'obtiendrons plus de crédit ! Ce ne sont pas des irresponsables ils savent parfaitement ce qu'ils font tout ceci est tres orchestré mais pour qui et pour quoi !!!

Écrit par : christineb | 21/10/2010

Merci à tous pour vos commentaires.
A l'évidence ce billet a touché quelques points sensibles.
Tant mieux c'est à ça que sert ce p'tit blog.

Quelques réponses :

@ marsav
On peut toujours prier...

@ piettre
Vous avez raison sur un point : la droite française ne sait pas non plus ce que diminuer la dépense publique signifie, ce qu'elle n'a pas fait en baissant certaines taxes.

@ sulzer
Merci pour vos voeux de bon vent et de bon voyage. Pour l'instant et pour votre information je suis toujours assujetti fiscal en France mais j'envisage évidemment d'aller me faire taxer ailleurs.
Le hic est que je suis loin d'être le seul !

@ patrick Aubin
Nous sommes d'accord. 2017 sera l'occasion à ne pas manquer de faire enfin une vraie politique libérale.


@ Boby
merci pour vos précieux conseil.
A mon tour de vous en prodiguer un : ne croyez pas tout ce que dit ou écrit le PS dans ses tracts

@ Popol
Désolé vous vous trompez : sous les législatures travaillistes, l'Angleterre a mené des politiques franchement keynésienne ce qui, comme vous le confirmera Boby notre expert en économie, est exactement le contraire du libéralisme.

@ Knarf
Encore une fois d'accord avec vous

@ Naguima
Je partage assez l'analyse de free : pas sur que le premier objectif des syndicats soient de défendre les moins favorisés...

@ Free
Je me réjouis à l'avance de ses retrouvailles londoniennes

@ christine b

Merci à toi pour ce témoignage expatrié. Attention toute fois à ne pas te faire taxer de salope d'évadée fiscale quand tu repasses par chez nous
A propos c'est pour quand ?

Encore merci et excellente fin de journée à vous tous

Écrit par : restons correct | 21/10/2010

à KnarfTheDwarf:
"Ses seules missions devraient être l'éducation, la santé, la justice et la sécurité, point barre. Alors oui, franchement, il y a de quoi se débarrasser de 500 000 fonctionnaires".
Je suis assez d'accord avec cette analyse.
Mais est-ce que les autres missions abandonnées par les fonctionnaires (tu parles du train, du courrier, de l'électricité,...) vont "marcher toutes seules"?
Non!, le Privé (avec un grand P majuscule) va les reprendre avec moins de personnel, plus de rendement (c'est surement vrai) mais aussi (et surtout), plus de besoin de PROFIT! éventuellerment, les "délocaliser" pour toujours plus de PROFIT.
C'est à dire que, au lieu de 10 fonctionnaires français moyennement payés, on aura 8 larbins basanés exploités en CDD par une entreprise côtée en Bouse et des actionnaires qui se remplissent les poches sans rien produire...
est-ce mieux? pourquoi pas.. c'est un vrai choix de société...
faudra pas venir pleurer après...

Écrit par : alix | 21/10/2010

Vous dites "le gouvernement « tient bon », et c'est vrai, mais pas du tout par devoir, c'est simplement parce que les caisses sont totalement vides et que l'emprunt est devenu ultra-délicat, ça c'est très bien vu avec le "grand emprunt" passé de 100 milliards à quelques 30 parce que les agences de notation avaient prévenu qu'au delà ce serait la fin du AAA de la France donc sa faillite immédiate.

La gôche va très certainement retourner aux affaires en 2012 et c'est TANT MIEUX car il n'y a que les socialos qui soient capables de mener une bonne politique de droite en France, exactement comme dans les pays étrangers ex-socialos qui se sont redressés, typiquement la Suède.

Mais moi je suis aux US, vous avez la traduction pour "galette-saucisse" là bas, moi je n'arrive pas à trouver...

Écrit par : BugBreeder | 22/10/2010

Je ne pense pas que la justice ne puisse être que comptable, mais c'est au moins un premier niveau où l'échange est ou devrait être comme il était dit dans feu le texte de la constitution européenne, "libre et non faussé".

L'interventionnisme étatique atteint à la propriété privée, seule propriété du reste qui soit fondée et non floue, la propriété publique étant surtout le lieu d'une foire d'empoigne.

@ Alix

Même l'éducation n'a vocation à être entièrement gérée par l'Etat, celui-devant à mon avis se contenter, d'organiser un marché, et de fournir par l'impôt les moyens financiers d'accès, via des chèques éducation, aux diverses écoles agréées, pour celles qui choisiront cette configuration.

Quant aux réseaux, électricité, transports, etc., vous nous reservez l'argument de l'état protecteur, qui ne faisant pas de profits, formellement du moins, serait préférable aux vilains acteurs à profits, voulant optimsier leurs gains.

Il est vrai, si l'on s'en tient par exemple à l'électricité, qu'il existe un tarif réglementé qui contient le prix du kwh, cependant que nombre de taxes et autres contributions alourdissent la facture y compris des opérateurs privés. L'on dit que sans ce "capage", le prix du kwh augmenterait dans un premier temps, mais aussi que comme pour tout marché, il tendrait ensuite à baisser.

Il reste que quel que soit le prix, il gagne toujours à être réel. Les profits, soit les dividendes du capital, ne constituent qu'une petite part du prix payé, tournant le plus souvent autour de 10 ou 15 %. Sans l'investisseur, qui investit et risque du reste son capital, c'est à dire aussi de le perdre ? Ce capital n'a pas été préalablement gagné en regardant les mouches voler. Et l'équivalence capital=produit de vols, reste, hors malversations, scandaleuse.

Si l'on prend en compte, le mode d'organisation lourd et bureaucratique, des organisations étatiques, il n'y a certes des profits d'actionnaires (pour le plus grand malheur du reste de "l'actionnaire" obligé qu'est le contribuable…) mais des postes pas forcément utiles qui rapportent des salaires à certains, et alourdissent le coût final. Pas très sûr qu'on y gagne, et qu'une autre organisation ne serait pas mieux efficace, à coûts moindres et à meilleur service.

Votre caricature digne de "The navigators" de Ken Loach, troskyste affirmé, n'est ainsi en rien certaine. Vous opposez les" fonctionnaires français moyennement payés" sans doute whitewhite à l'exclusion de toute couleur suspecte, aux larbins forcément basanés. Je vous laisse méditer les relents de cette subtile répartition, qui au regard du réel est du reste, heureusement, inexacte.

Le capitalisme a été le meilleur moyen d'émancipation des peuples. Que quelque propriétaire d'une somme conséquente, la place pour financer telle ou telle activité, est indispensable au démarrage et au développement de cette activité. Il est normal qu'il en attende une rétribution et ne veuille tout du moins pas perdre son bien. Cet argent n'appartient pas à tout le monde, mais seulement à lui, quand bien même il en dispose de beaucoup. Vous voulez que cet argent passe entièrement ou plus (la pression fiscale en France est toujours l'une des plus élevées il me semble, et j'ajoute des plus stupides !) du coté des caisses de l'Etat ? Mais croyez-vous qu'on agit pareillement avec son argent, celui qui a une traçabilité, une histoire souvent longue, et de l'argent sans odeur, anonyme, qu'on aurait la charge de répartir, et pour une maigre partie, passés les frais de fonctionnement de l'hydre étatique, d'investir ?

Eh non ! Qu'il soit bien placé ou non ne change rien dans la situation de ceux qui l'ont "investi", ils n'en sont donc vraiment responsables, et cela n'induit même pas une variation de leur revenu. Du moment qu'ils ont respecté une procédure bureaucratique complexe et fort lente par ailleurs (donc fort peu apte à soutenir l'activité et des besoins un temps x), la réussite ou l'échec de telle ou telle "entreprise" n'a aucune incidence réelle sur la vie de cette "nouvelle noblesse".

On peut bien sûr pousser plus avant l'analyse, et compléter ainsi une littérature importante et sérieuse qui retournerait bien des arguments des crypto-marxistes. J'ajoute même qu'il convient d'abord de se demander ce qui est juste, et non point de juger en fonction d'une répartition entre travail et capital, question spécieuse, qui tendrait à faire croire qu'en quelque sorte, les salariés d'une entreprise sont d'ores et déjà des actionnaires bis.

C'est en quelque sorte du même ordre, que lorsqu'on ne sépare pas vraiment les pouvoirs du coté de la sphère publique. Une source de confusion et pour finir de malhonnêteté. Au reste notre pays n'est pas très bien situé du coté de l'appréciation internationale de ses moeurs politiques et économiques.

Écrit par : free | 22/10/2010

Un bon exemple a suivre ces 490000 suppressions de postes de fonctionnaires en GB.
Quand on en sera là dans notre pays, on pourra peut être espérer, que notre monstrueuse dette de 1580 milliards d'Euros, puisse un jour se réduire mais aussi éviter la faillite, comme l'a évoqué le 1er Ministre Anglais pour son pays.

Écrit par : Marsav44 | 22/10/2010

Merci pour cette nouvelle salve commentatrice

@ Alix
En attendant la réponse de l'ami Knarf, j'aimerais vous recommander la lecture d'ABSOLUMENT DE-BOR-DEE ou le PARADOXE DU FONCTIONNAIRE, le best seller de ZOE SHEPARD, d'abord parce que c'est drôle et bien écrit ensuite parce que ça fait le point sur l'utilité es bureaucraties publiques.

@ Free
Je laisse le soin à Alix de te répondre s'il le souhaite mais je dois préciser qu'à ma connaissance et d'après ce que j'ai perçu de lui il est quand même un peu trop futé pour faire trotsko.

@ bugbreeder

Vous avez évidemment raison
Sinon, je crains que le concept même de (vraie) galette-saucisse soit radicalement étranger à la culture gastronomique US, si toutefois on peut parler de "culture" à ce propos...

@ Marsav
Je crois avoir déjà lu votre commentaire quelque part...

Merci encore et excellent WE à vous tous

Écrit par : restons correct | 22/10/2010

Oui, j'avais vu que l'auteur(e) de "ABSOLUMENT DEBORDEE" avait été "mise à pied" quelques temps par sa hiérarchie, ce qui m'avait semblé totalement inadmissible...
PS: j'avoue à mon dam (qui est grand) que je ne suis pas troskyste... et je précise à mon dam (encore plus grand) que j'ai du voter 5 fois dans ma vie (qui est toutefois plutôt au delà de son milieu...)

Écrit par : alix | 22/10/2010

Bon déjà désolé mais je n'ai pas tous lu, c'est beaucoup trop long ;)

Les politiques keynésienne, je connais pas le terme mais je vais essayer de trouver le temps de me renseigner la dessus.

Sinon concernant cette réforme anglaise, j'ai eu ouï dire que contrairement au réforme proposé en France, tous le peuples Anglais va en prendre pour son grade, notamment avec des augmentations d'impôts pour les plus riche.
Si une des personnes présentent en Angleterre pouvait me traduire (sans parti pris) le contenu de la réforme j'apprécierais.

Puis j'aimerais préciser que je soutiens les grévistes, non pas que je juge la réforme des retraites inutiles, mais uniquement parce que je la trouve profondément injuste.
Que moi qui est 30 ans et qui a commencé à travailler à 25ans on me dise:
"tu travailleras jusqu'à 67 ans avant de prendre ta retraite" je suis entièrement d'accord, je pousserais même le bouchon plus loin en disant:
"25+42.5 = 67.5ans".
Mais là où cette reforme me fait mal au cul c'est pour la génération de mes parents, par exemple mon pere qui a commencé à bosser à 15ans et qui est né en 56, bas pour lui ca sera retraite à taux plein à 67ans soit:
67-15 = 52 années de cotisation !
Pour ma mère qui c'est arrêtée le temps d'élever mes frangin(es) qui se voit d'un coup sucré ces années dans son décompte de cotisation.

Tous ceci me semble profondément Amoral, surtout quand de l'autre coté de la balance les enculés qui votent les lois cumulent moult retraites (une par mandat) et on un régime de cotisation plus que léger.
Surtout que ces mêmes salopards passent leurs temps à manipuler l'opinion, et ca en démocratie c'est totalement inadmissible, on chercherait à embraser le conflit que l'on ne si prendrait pas autrement.

Écrit par : popol | 22/10/2010

@alix

Mon commentaire ne tient qu'à ce point qui de toutes façons regarde chacun. J'ai cité Ken Loach dont l'opinion est connue, et le talent aussi, même si je ne partage son analyse souvent orientée.

J'y interroge (et échanger ne me semble du reste intéressant qu'à partir du moment où l'on dépasse la seule réaction, chose trop rare), une affirmation pas forcément vraie, qui tend à faire accroire que le train, l'électricité, le courrier marcheraient moins bien, s'ils passaient au privé, ou serviraient moins bien leurs salariés, rien de si sûr.

Le libéralisme n'est nullement la caricature et inhumaine qu'on en fait.

Écrit par : free | 22/10/2010

Merci encore de poursuivre le débat sur ce p'tit blog

@ Alix
Merci pour cette confirmation

@ Popol
Personne ne peut vous en vouloir de ne pas être un cador en éco.
Evitez pour autant les "déclarations" dont l'imprécison ne peut que desservir votre argumentation

@ free
merci our cette contribution hautement didactique

Excellent WE à vous

Écrit par : restons correct | 23/10/2010

Décidement, les Français sont devenus des veaux sans cerveau (attention, n'insultons pas ses animaux, ils savent quand même trouver une bonne herbe, pas comme les bipèdes), vous êtes contre la droite et défendez la gauche. Vous êtes contre la gauche et partez dans les disgressions philosophiques. En attendant, qui nous défend, les pauvres ? Vous, sûrement pas ! La justice ? Vous vous moquez de nous ? Il n'y a que les syndicats qui se mouillent la chemise contre les licenciements, harcèlement moral, salaires, retraites. Vous dites, Restons correct, que ce n'est pas le 1er objectif des syndicats de défendre les moins favorisés. Pourquoi, vous fréquentez Bernard Thibault et autres haut placés ? C'est donc, en connaissance de cause que vous le dites ? Je ne pourrai répondre à cette question moi-même mais je connais les syndicalistes de base qui défendent leurs collègues, quitte à se faire mal voir par la direction, qui se dévouent pour les autres. Apparemment, les petits bourges ou bobos qui ont fait ces commentaires, ne se doutent même pas que le dévouement pour autrui, cela existe encore.

Écrit par : naguima | 25/10/2010

@naguima

je me suis demandé s'il était bien nécessaire de vous répondre. Pauv'con de la middle-class française, je navigue en des hauteurs folles en disposant pour l'heure et depuis plus d'un an, d'un pactole qui correspond à la moitié du seuil de pauvreté tel que défini en France et n'a poitn été précédé par des voyages en classe-affaires, et la libre disposition de quelque rolls ou rollex, ce dont je me passe sans broncher aimant de plus en plus les bagages légers, du low cost. Ce n'est faute de beaucoup travailler à un projet ambitieux et d'avoir beaucoup travaillé en de multiples métiers pour joindre les deux bouts, et poursuivre ce chemin de liberté préféré à tous les servages des plus subtils aux plus connus.

Je ne me demande pas ce que possèdent les autres pour juger de ce qu'ils disent ou écrivent. Je ne juge pas ce qu'ils disent en fonction de leurs avoirs connus ou supposés. Ce serait inacceptable. ce n'est pas par naïveté ou fausse innocence, mais parce que cela n'a à interférer avec ce que juge puisque parler c'est toujours au fond déjà juger.

Les bobos, de bourgeois-bohême sont effectivement fort répandus, mais je ne vois pas comment relier à priori un propos à ce qualificatif lié il est vrai à une double schizophrénie quant à assumer cette double appartenance.

Vous parlez par opposition de syndicalistes qui mouillent la chemise pour défendre corps et âme les pauvres. Il est vrai que c'est tout à fait exact pour certains et quelles que soient leurs obédiences syndicales, même les plus archaïques. Je ne suis sûr pour autant qu'ils défendent d'autres pauvres, bien plus pauvres souvent, et à l'avenir bien plus incertain, en gros la grande majorité des pauvres, qui n'ont la "chance" de connaître au quotidien de tels pasteurs. A savoir l'immense majorité des salariés du privé.

La réforme actuelle est d'ajustage, cosmétique, et à visée d'équilibre comptable, relatif, et très incertain au delà de 2018. Pas vraiment la réforme courageuse nécessaire s'attaquant aux milles feuilles français des droits acquis, inégaux et corporatistes, unis par de fausses solidarités qui accroissent encore le déficit chronique du régime général. Une réforme qui si elle doit préserver la répartition, et si tant est, ne peut le faire qu'en optant pour un système à points, s'inspirant de ce qui s'est fait notamment en Suède.

Et permettant aussi un choix de retraites par capitalisation (fonds de pensions + comptes individuels d'épargne retraite. Pourquoi, et quel paradoxe, ne permette qu'aux fonctionnaires de disposer d'une retraite complémentaire par capitalisation, la Préfon ?), qu'il est permis sans se faire de traiter de "fasciste" parce que sans doute affreux capitaliste (serait-ce donc un pléonasme ? Diantre !) , de préférer à la répartition qui en tous cas telle que déclinée en France est ingérable.
Et du reste que penser de la gestion paritaire confiée à ce que je sache aux syndicats salariés ?

Quant au dévouement pour autrui, je vous conseille de méditer l'immense oeuvre de Lévinas à ce sujet ? Pas si sûr que ce soit dans le dépassement de l'individu vers le grand tout d'un collectif aux lendemains qui chantent, et déchantent, antichambres de toutes les horreurs…
C'est plutôt que le moi ne serait constitué que par ce face à face qui l'expose et le convoque.

Qui que ce soit peut en faire l'expérience, autant le petit bourge, le prolo ou le bobo, ou le syndicalo, l'idiot ou le suprêmement l'intelligent, le saint ou le maraud. Quiconque qui découvre par là son nom propre et cette orientation par autrui. Expérience de la rencontre qui est aussi présente et tout d'abord dans le commerce, si vilipendé par les crypto-marxistes comme le creuset de toutes les déviances.

Gauche, droite, je ne suis sûr que cela soit tout à fait le problème. Pour le reste, les rues ne sont pas tant remplies de damnés de la terre, que de corporatistes défendant leurs pré-carrés. Si vraiment l'on veut un système juste et équitable, alors il faut s'acheminer vers une réforme d'une toute autre ambition, et les crispés des pré-carrés, tiennent trop à leurs clivages respectifs pour avoir ce courage et cette audace. Ce ne sera pas en virant le commerce, mais en abordant à coté des valeurs associées aux frontons républicains, la propriété, droit écarté, et en réfléchissant par ailleurs à l'étrange proximité entre solide et solidarité, le nom du reste d'un syndicat célèbre pas si loin d'ici.

Restons correct a raison quant à son appréciation de l'action des syndicats.
L'objectif des syndicats est de défendre leurs mandants, et les plus pauvres sont très très loin d'être tous syndiqués. Leurs mandants pour leur très grande majorité font partie des fonctions publiques, d'entreprises publiques et de quelques grandes entreprises privées. Fort peu de PME. Quant au temps de syndicalisation moyen, il est très faible tournant autour de 8 %. Certes il y a des élections professionnelles, mais avec quel quorum sont elles validées ?

Les syndicats français disposent de financements publics alors qu'ils devraient n'être financés que par, ou quasi, leurs adhérents, ce qui obligerait du coup les acteurs présents et futurs, à une réelle représentativité et non à cette représentativité de pantalonnade qu'on nous sert, comme si ces gens parlaient en notre nom.

Le débat reste ouvert…

Écrit par : free | 26/10/2010

Pardon pour les coquilles et ponctuations erronées. "quant au taux" remplace "quant au temps", notamment…

Écrit par : free | 26/10/2010

Merci, Free, pour ce long exposé. La phrase un peu sèche à l'égard de Restons correct (fréquentations de "hautes sphères syndicales") était maladroite et injuste, je le reconnais, mes excuses.
Pour le reste, j'ai déjà tout expliqué dans un post pour un autre article.
C'est votre dernier alinéa qui m'intrigue car cela supposerait beaucoup de choses et notamment, la force de conviction de ces "hautes sphères" de défense réelle des intérêts des travailleurs.
Quant à PME, les gens ont peur de se syndiquer car en cas de "restructuration", ce sont eux les premiers qui sautent ou ils le pensent ainsi, d'où la peur de se syndiquer. Mais, par contre, ils ont des prud'hommes qui sont bien plus efficaces que les tribunaus administratifs.

Écrit par : naguima | 28/10/2010

Pardon, tribunaux, bien sûr. Encore une fois, Restons correct, je vous prie de ne pas tenir compte de ma phrase dans l'un de mes posts. Moi, pauvre et "étrangère" de naissance, défendue par les syndicalistes de base et le personnel, cela m'a fait chaud au coeur, ceci explique cela, à savoir, ma défense un peu trop enflammée des syndicats en général. Mais, en effet, le sujet est vaste, même si ma conviction reste intacte pour faire du bien à autrui et le défendre contre marées et vents. Ce n'est pas de la théorie, je parle à partir des faits réels que je ne vais pas relater ici.

Écrit par : naguima | 28/10/2010

Bizarre d'habitude vous êtes moins sec dans vos réponse chez Restons Correct, es-ce parce que j'ai précisé que dans le plan de rigueur anglais les riches aussi allait trinquer ?
Si mes remarques sont imprécises, merci de m'apporter les précisions supplémentaire, ce qui me permettra:
1- de dormir moins cons se soir
2- d'éviter de dire des anneries (quoique la c'est au dessus de mes forces)
3- voir ou mon raisonnement cloche, et en quoi le modèle libéral que vous vantez est si bénéfique pour le citoyen de base.

Écrit par : popol | 03/11/2010

Dear Popol

Désolé de vous avoir vexé. Il peut m'arriver de manquer de temps pour faire de la pédagogie et du reste je ne suis pas toujours très bon pédago.

Le mieux est sans doute de vous conseiller "le libéralisme pour les nuls" un site plutôt bien fait http://www.dantou.fr/

maintenant si vous n'avez pas le temps et pour paraphrase le mot de "Winston Churchill " à propos de la démocratie que Zoé Shepard cite dans l'excellent entretien qu'elle m'a accordé hier, vous pouvez toujours retenir cet aphorisme : "le libéral est le pire de tous, à l'exception de tous les autres".

Que celà ne vous empêche quand même pas de dormir. :-)

Écrit par : restons correct | 03/11/2010

C'est vrai que la droite au pouvoir depuis 1995 a étrangement oublié de mettre en oeuvre toute la brillante théorie madelinesque du libéralisme afi nde régler le problème de la dette publique. Cette dette qui augmente au fur et à mesure que l'apparei lpublique disparait et savez-vous pourquoi ( d'ailleurs les anglais que vous appréciez, l'avaient testé avec leurs chemins de fer et sont vite revenus sur leurs pas, de manière feutrée ), parce que tout service public disparu est privatisé, et le résultat est souvent plus cher, moins bien fait et les employés plus mal payés, car il y a d'inévitables rentiers actionnaires à servir en dividendes.

service public + dépense induite < service public délégué au privé + dépense induite + dividendes des actionnaires

Écrit par : Fran | 04/11/2010

Afin d'illustrer mon propos sur les chemins de fer anglais :

"En 1996, la privatisation des chemins de fer britanniques fut, en Europe occidentale, le premier exemple de privatisation d'un service public ferroviaire d'importance nationale. Quelques années à peine après l'ouverture à la concurrence du réseau ferré national français (environ une dizaine d'opérateurs privés circulent sur le réseau ferré national français, au côté de l'opérateur historique qu'est la SNCF) et les récents incidents graves, il convient de s'appuyer sur l'exemple anglais pour mieux comprendre ce qui se passe ici en France.

Les conséquences pour les usagers britanniques


La privatisation de British Rail, (l'équivalent de la SNCF), est devenue le symbole de ce que les privatisations peuvent avoir de désastreux. À l'époque, les financiers prétendaient que le secteur privé fournirait un service plus efficace, de meilleure qualité et moins cher (!)... mais aussi les investissements considérables dont les chemins de fer ont besoin.

Il n'en fut strictement rien.

Pour augmenter les sources de profits et les dividendes qu'exigent les actionnaires, les dirigeants de ces nouvelles entreprises n'eurent - dans ce cadre - pas vraiment de choix. Les tarifs augmentèrent, les investissements chutèrent en flèche, deux tiers des emplois cheminots furent supprimés et les coûts de maintenance fûrent réduits en deça du minimum nécessaire à la sécurité des circulations.

Le nombre d'accidents monta (parallèlement à la courbe des profits toujours plus élevés, comme le fit remarquer les cheminots britanniques) rapidement.

Plusieurs d'entre eux furent spectaculaires et causèrent de nombreuses morts.

Parmis eux, l'accident de Southall, en 1997. Cet accident aurait pu être évité si un système de sécurité qui arrête les trains automatiquement en cas de franchissement d'un signal d'arrêt avait été installé, comme demandaient les syndicats cheminots britanniques. Les actionnaires jugeaient ce système trop coûteux.

Ce système est obligatoire en France, sauf pour certains engins de manoeuvre.

Celui de Hatfield en octobre 2000 fut causé par la rupture d'un rail dont la défaillance était connue. Il y avait déja eu 90 déraillements (!) au cours des douze mois précédents. Le remplacement du rail en question avait déja été prévu - son remplaçant était posé à côté de la voie - mais ne faisait pas partie des priorités de Railtrack (la compagnie privée gestionnaire du réseau) qui y voyait la, un "coût" et non pas une obligation !

La fragmentation du réseau obligea également les usagers à devoir prendre plusieurs abonnements, plusieurs billets, en fonction des différentes compagnies la où il n'en fallait qu'un seul avant. "


source Le Monde - mais je peux trouver la même chose dans le Figaro si vous le souhaitez...)

Écrit par : Fran | 04/11/2010

J'affine ma formule :


Dépense induite par un service public ( traitements )< Dépense induite par ce service public délégué à une société privée ( salaires )+ dividendes des actionnaires

Écrit par : Fran | 04/11/2010

@Fran

Il est certain que le passage à un marché du rail n s'improvise pas et suppose des garde-fous, lesquels n'ont été au rendez-vous, tout du moins suffisamment coté anglais. Mais cela ne permet non plus de préjugez de l'avenir selon l'équation que vous nous servez où le vilain actionnaire, avide pour ne dire parasite (c'est vrai quoi d'où il a obtenu son fric ?!) bouffe la laine du pauvre salarié, du coup moins bien payé et traité que "the navigators" fonctionnaires. Ce n'est pas si simple, non plus qu'il suffirait de diviser l'emploi existant en autant de parts que nécessaire pour régler le problème de l'emploi. Ce que vous ne dîtes, c'est que le passage au privé du rail anglais, a nourri aussi le budget anglais, et sans doute permis de couvrir des dettes de l'Etat. Les dividendes d'un capital investi ne représentent que quelques % et il est bien rare qu'on atteigne ici à une ou deux dizaines en moyenne. De plus, les actionnaires par les décisions qu'ils prennent, comme leur nom l'indique agissent. Le carburant qu'ils injectent et le quand, où et comment ils l'injectent peut faire la différence, en termes notamment de gains de productivité (une chose pourtant qu'un gamin comprend si on le lui explique simplement ).

Croyez-vous vraiment que les investissements des réseaux ferrés ont d'abord été publics ?

Quant à votre dernière remarque, rien n'empêche que des billetteries communes et partagées soient mises en place, peu à peu. Pour ce qui est de la sécurité, cela dépend d'abord du cadre imposé par la loi et/ou des termes de la concession de service public, lesquels déterminent pour finir les règles du jeu. Que le meilleur gagne n'est pas ensuite forcément au détriment de l'usager devenu client.

@naguima
L'espace de la société est un espace d'échanges et donc de jeu. La valeur n'y est pas déterminée par la quantité de travail fournie mais par le prix que je suis prêt à consacrer à la possession de cet objet ou service, ce qui implique le prix que le vendeur est prêt à me consentir. Il résulte de cet échange une satisfaction relative des parties, et bien sûr des conséquences variables liés à la valeur de ces objets échangés. Le salarié reçoit une paie en fonction d'un contrat, quel que soit pour son employeur le niveau d'activité de l'entreprise qu'il mène. Tout cela relève d'un prévisibilité sans cesse recherchée mais dont la réalisation est par essence incertaine, d'où le risque, de ne pas vendre ou pas assez, de ne pas pouvoir rembourser les apports, ou en rétribuer le risque (car il existe au regard du nombre d'entreprises qui disparaissent). Comment dans ce contexte organiser une défense des salariés qui sortent du canevas cristallisé et contre-productif de la trop fameuse lutte des classes ?
Les intérêts des uns et des autres ont des points de convergence et de divergence variant dans le temps, ils ne se recouvrent certes mais n'ont cependant à être systématiquement opposés, alors qu'une orientation gagnant-gagnante est possible et souhaitable. Il ne faut simplement confondre ceux qui détiennent la propriété de l'entreprise et y ont investi, et ceux qui y travaillent lesquels peuvent du reste être aussi salariés de l'entreprise. Cet investissement qu'il soit en nature ou en numéraire, procède d'une accumulation antérieure, souvent lente, laquelle n'a été possible sans travail. Qu'il s'agisse d'un travail salarié ou non. Et n'oublions pas le capital investi n'est pas disponible aux actionnaires mais sert bien à assurer tant le fonctionnement que les investissements.

Les égoismes existent certes, chacun cherchant tout de même à optimiser son quant à soi, mais ils n'empêchent pour autant des dépassements où puissent s'opérer de vraies solidarités. Les libéraux du reste n'ont été sans défendre dés le début, la liberté syndicale. L'homme n'est certes parfait, mais pourquoi le suspecter du pire d'emblée. Pourquoi le mettre sous surveillance ? Pourquoi ne pas faire un autre pari ?

Écrit par : free | 04/11/2010

@free
La plupart des actionnaires décident et votent en suivant une seule logique : le meilleur rendement de leur investissement. Les paramètres humain, sécurité, service général, sont un ennemi du dividende. Ils sont donc toujours sur la corde raide, et parfois ça dérape et l'usager en pâtit, plus ou moins gravement.Un enfant sachant fraichement lire l'aurait compris en me lisant.
Le mythe de l'actionnaire philanthrope, quelle farce...

Écrit par : Fran | 04/11/2010

@Fran

Très bien Fran. Car vous croyez qu'un dividende s'obtient au détriment du service rendu, vraiment ?
Qu'il soit ou non philanthrope, et au reste qui nous dit que les agents de l'Etat le sont davantage, cela reste largement à démontrer, l'actionnaire vise à augmenter la profitabilité de l'entreprise qu'il finance, ce qui ne va ni à l'encontre des salariés, ou des clients de celle-ci, ou ne peut aller, lorsque cela est constatable, à l'encontre de ceux-ci sans risquer une faillite ou de graves problèmes.

Mais admettons l'équation manichéenne actionnaire=capitalistes=vilains profiteurs versus ad diabolicum…
Vous vous passez de capital alors ?
Non point n'est-ce pas ? Mais revenons en des hier qui ne chantaient tant. Il faut des investissements, donc des capitaux. S'ils ne sont obtenus librement, ils sont obtenus par la fiscalité, c'est à dire tout de même sans libre choix et d'une façon contrainte. Ces sommes sont confiées à l'Etat, entité vague censée représenter tout un chacun, (et c'est du reste bien là le problème) mais pas vraiment vous ou moi. Qui donc est alors responsable de cette gigantesque propriété collective. Un peu tout le monde, mais pour finir personne de bien défini. Qu'un investissement soit désastreux (et notre beau pays abonde d'exemples, n'en prenons qu'un, le plan informatique pour l'école censé faire d'une pierre deux coups, avec de magnifiques TO7 Thomson, soutenant et l'informatisation de l'école, et l'entreprise largement publique alors, Thomson. Où sont passés ces PC, ont-ils jamais servi un jour, Thomson nous propose t-il des PC attrayants et pas chers en quelque rayon ? Qui a payé pour ce désastre fort cher ? Oh pas des actionnaires, non point mais des citoyens qui raquent pour ces glorieux plans, en principal et intérêts cumulés. Usagers et pas clients. Ils n'ont pu congédier les responsables en se détournant de leur offre. Ils sont obligés d'acheter.

Vous raisonnez gossplan, en statique, et ne voulez comprendre le cercle vertueux dynamique qui peut permettre l'essor d'une activité, et par conséquent aussi l'amélioration du service rendu, à meilleur prix, et sans spolier les salariés (ils n'ont ici de rente à vie, mais les plus compétents et méritants ne risquent pas d'être remerciés, ils sont précieux).

Le dividende s'obtient sur une marge. Il n'est pas un coût fixe ou variable, mais un revenu tributaire de l'activité, de ses réussites et de ses échecs. Et bien souvent, les actionnaires remettent au pot, et permettent de nouveaux investissements.

Mais j'oubliais,c 'est impossible, ces suppots de satan ne pensent qu'à eux. Il faudra alors m'expliquer qui a pu permettre les premiers essais, délicats et souvent infructueux qui ont permis peu à peu d'en arriver à partir de prototypes très chers, à des objets de série accessibles au plus grand nombre. Je pense par exemple à l'automobile mais il y a une foule d'autres exemples.

Écrit par : free | 04/11/2010

lol le vilain procés d'intention qui sent à plein nez le déficit d'argument. Je n'ai rien contre le capital mais tout contre ceux qui l'ont prostitué à des fins personnelles. Le capital est global, ses fruits individualisés. Mais bref, vous vous inscrivez dans la vieille querelle rouge contre capitaliste.

Jouons !
Citez-moi un pays historique du libéralisme qui ne soit pas en crise ( du fait d'une mondialisation débridée, elle-même filleule de ce libéralisme...). Il en existe un seul et si vous le citez, croyez que je donnerai la raison, qui n'a rien de théoriste. Il y en a un deuxième, mais il viole le capitalisme ( et son peuple nombreux ) à des fins d'hégémonie.

Écrit par : Fran | 04/11/2010

Que peut bien vouloir dire pour vous , "le capital est global, ses fruits individualisés" ? Le global ne veut dire le tout, et nullement que qui que ce soit, même les grands joueurs émérites maîtrisent tant que cela, le monde comme d'un tout. Bien au contraire. C'est une ouverture à l'infini, perturbante certes, préoccupante sans aucun doute lorsqu'il faut en fait partager avec d'autres concurrents ce qu'on croyait à jamais ses propres privilèges et ses vertus. Mais même les ouvriers des terriers bien gardés de la nouvelle fabrique du monde aspirent à plus de confort, et à des vieux jours mieux assurés. La roue tourne et distribue les chances. Nous ne sommes plus seuls et plus les maîtres ? Et alors ! Nous avons tout de même des atouts, à nous de savoir les jouer, certains de nos voisins s'y emploient mieux que nous, non? L'accès aux conforts ne crée pour autant des nations de saints, mais occupe suffisamment les plus médiocres pour retarder ou dissuader leurs passions les plus ataviques. Toujours ça de pris à défaut de temps messianiques (rien à voir avec l'illusion de grands soirs).

Le capitalisme est une façon d'allouer des fonds, de les distribuer si vous voulez qui à tout prendre s'est révélé beaucoup plus efficace que toutes les planifications. Non sans crises certes, mais l'ataraxie est elle vraiment heureuse ? La crise est un élément endémique, et sans doute inévitable.

Vous partez du fait qu'il faudrait contrôler la mondialisation je suppose. Mais est-ce même possible ? Quant à ce que ce soit souhaitable… Comparez notre beau pays et tout son attirail de sabots crypto-marxistes toujours prêts à sévir ou reprendre pleinement du service, et un monde libre (nul part vraiment libre certes, la liberté devant être aussi, d'abord ! orientée par le prochain, une toute autre affaire…). Ou relativement libre, soit peu ou prou du coté des vilains anglais ou de leurs fils prodigues. Quand les malversations à Enron sont dévoilées, et qu'on y découvre la complicité de signatures, du plus grand cabinet de consulting du monde alors, Arthur Andersen, les deux sociétés tombent. Exit aussi dans un autre champ, des pétroliers sans double coque, après le scandale de l'Exon Valley, et la Cie pétrolière ne ne contente pas d'être une fondation bienfaisante, elle raque ! Infiniment plus qu'un Total à l'abri des arrangements et des collusions du capitalisme de connivence à la française, encore lisible dans le ravalement du Crédit Lyonnais en LCL?

Quel pays hors la crise ? Je suis mauvais en devinettes. sans doute anglo-saxon, non ? Si le second ressemble au quart ou pas loin de la population mondiale, je n'agréerai l'étiquette. Ce n'est nullement un pays libéral, et il viole effectivement le capitalisme à des fins d'hégémonie.

Mais revenons à votre argument. Utiliser le capital à des fins personnelles, rien de plus naturel, puisque le capital appartient à des personnes, et non pas à tous, tout du moins à priori. La question tient à la notion de propriété, droit de l'homme aussi important, j'ose : capital, que la liberté, l'égalité (politique s'entend), ou la sûreté. Il n'y a en cela pas de capital sans propriétaires de ce capital, identifiés ou anonymes, mais au fond cela les regarde. Tant que personne ne m'oblige à acheter sa soupe ! Si la monnaie est viciée du fait d'un trop de jeu sur la monnaie, changeons de jeu, ou de croupier.

Je ne nie pas pour autant la valeur travail, mais qu'est-ce qu'on achète, la valeur travail ayant participé à la création d'une valeur relative, ou cet objet pour un prix auquel on veut bien consentir. Voir Bastiat qui en parle si bien, opposant à la valeur en soi, la valeur marchande, issue d'une libre négociation et non d'une imposition d'achat. Ce n'est guère parfait, mais ça vaut mieux, beaucoup mieux.

Ce qui n'est acceptable c'est qu'au nom d'une soi disant moralisation de l'échange on me confisque la liberté de disposer de ma raison, et de choisir librement comme je veux, quand je veux et où je veux, ce que j'ai ou non envie d'acheter. Cela ne suffit certes à faire un monde, mais est l'un des ingrédients de sa soupe primordiale. Quant à la mondialisation, elle a contribué, mais on l'oublie, à sortir de la misère des centaines de millions de gens. Il en reste certes beaucoup, beaucoup trop, dans l'indigence, mais à la mesure d'évolutions démographiques exponentielles, ce résultat devrait tout de même être mieux apprécié.

Lisez notamment les analyses libérales, celles de Vincent Bénard notamment, passant en revue les raisons de la crise actuelle. L'Etat n'y est nullement pour rien, bien au contraire.

Quant à l'opposition que vous pointez capitalistes versus rouges, elle a une réalité. On n'évite pas le meurtre d'Abel en neutralisant les différences, mais en les acceptant, les accueillant, et même mieux en en tirant partie, et pour le meilleur du coté du don, de "l'abandon de l'être qui donne", vieille formule écrite du temps jadis. L'égalitarisme, cet "os à ronger" ne mène pour autant à quelque décence des écarts de fortune. Ce qui compte c'est que chacun puisse jouer, et que l'on relance sans cesse cette possibilité de la ronde innombrable, ponctuant les poses de certains des vertus de partages librement établis et consentis.

Par ailleurs, pas si sûr qu'il soit enviable de disposer de milliers de palais, on doit faire tant de salamalecs (voir le dernier empereur de Bertolucci)…

Le dernier des commandements prescriptifs d'un de nos grands textes, pour n'en dire plus, cela regardant chacun, indique, "n'envie pas la maison de ton prochain" Je ne vis pour autant dans quelque monde de gentils bisounours, mais médite, médite… Bon j'arrête là l'exercice. Il y a d'autres articles, posts, occasions. Salut.

Alors ce pays ? Et votre explication ?

Écrit par : free | 04/11/2010

@ Fran et Free
Je m'en voudrais d'intervenir dans un débat d'une telle tenue.
Z'avez l'air de bien vous amuser.
Tant mieux !
Bonne journée

Écrit par : restons correct | 05/11/2010

On n'emprunte pas le même cheminement, free, vous évoluez dans l'idéologie du capitalisme, que tout le monde y compris moi adopterait. Je comprend votre point de vue, sur un plan théorique.
Moi je constate ce qu'une telle jolie théorie donne sur le terrain, et ce n'est pas reluisant.
Observez la SG et la BNP, les soeurs jumelles de la banque de réseau à la française, elles dévoilent des résultats satisfaisants, alors qu'elles étaient sur le point de rendre l'âme il y a quelques mois. Qu'est-ce qui les a sauvé ? L'actionnariat ? Non, l'argent public. Selon moi c'est inacceptable, on ne peut garder pour soi les fruits d'un système et en rejeter les désavantages. La liberté a son prix et il faut l'accepter lorsqu'on est digne. Or pour moi nos acteurs libéraux n'ont pour la plupart aucune dignité.
La prochaine crise, qui ne devrait pas tarder car les polissons de la spéculation recommencent à jouer avec le feu dans la perfide albion et outre-atlantique, nous redonnera l'occasion d'en discuter.
cordialement

Écrit par : Fran | 05/11/2010

Le pays en bonne santé en europe : la norvège, grâce à son pétrole. Le pays est trés riche, les gens y travaillent encore moins que nous, fainéants aux 35 h de travail hebdomadaire. A 16h00, quasiment tout ferme là-bas. Ce capitalisme là qui aboutit à du "mieux vivre", c'est l'idéal.
Le capitalisme qui aboutit à travailler toujours plus pour faire gagner toujours plus , toujours aux mêmes, c'est à proscrire.

L'autre pays que j'évoquais, la Chine, pays communiste idéologiquement et capitaliste économiquement.

Écrit par : Fran | 05/11/2010

@restons correct | 03.11.2010, non je ne suis pas vexé, par contre j'ai sans doute écrit un peu vite et cliquez sur "Envoyer" avant de me relire, mon commentaire était un peu agressif, alors que votre réponse ne le méritait pas.
Merci pour les liens je vais essayé de trouver le temps d'aller potasser ca.

Par contre la phrase original était il me semble:
"La démocratie est le pire des régimes à l'exception de tous les autres"

Écrit par : popol | 05/11/2010

@ popol

Merci d'avoir rétabli la vérité

Bonne journée

Écrit par : restons correct | 05/11/2010

Evidemment, s'en remettre à l'Etat lorsque rien ne va plus… est surtout un privilège des banques. Mais les prêts consentis par l'Etat français, il semble ont été remboursés et avec intérêts. On eut aimé de ce coté-ci que la main tendue engendra mieux d'autres mains tendus, aux péquins des banques à guichets, surtout eux surendettés, tout du moins du coté de la révision des taux.

D'accord donc sur ce point, mais j'ai du mal à voir le visage d'une banque et encore moins sa dignité ou son indignité. Pas de personne là, encore moins morale.

Le problème est que si on laissait tomber les banques… mais au fond ça m'aurait tout de même bien plu, en bonne logique.

Écrit par : free | 05/11/2010

Qui donc a mal géré la France ces dernières années !!!!!
C'est trop primaire et basique comme développement argumentatif !
Trop de clichés et d'idéologie

Écrit par : Essays | 23/02/2011

this has been really insane but anyway, i'd like to thank everybody who was worth it anyway

Écrit par : Essays | 03/03/2011

Les commentaires sont fermés.

 
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