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29.01.2010

Mémère Aubry contre Jojo de Montpeul

Les_Tontons_flingueurs.jpgLes fans d’Audiard sont aux anges : les Tontons Flingueurs sont de retour. Les Tatas aussi du reste car, c’est désormais officiel, mamie Martine s’est enfin décidée à faire la peau de Jojo de Montpeul, à l’éparpiller aux quatre coins de la Septimanie façon puzzle.

On va pas vous la jouer faux cul et compagnie : ce n’est pas parce que nous pensons la même chose que « tout le monde » de la dernière et douteuse sortie de Jojo l’Encombrant sur la « tronche » de son camarade Laurent, que la nouvelle ne nous ravit pas.

Pas par antisocialisme primaire, ce n’est pas du tout le genre de la maison « Restons Correct ! », juste parce qu’il est désormais établi que la succession de  pépé Le Pen est assurée.

Et ça c’est plutôt une bonne nouvelle car, reconnaissons le, une classe politique dépourvue de papy indigne ça manquerait quand même rapidement de ce sel sans lequel notre (vraie) galette-saucisse serait aussi appétissante qu’une controverse entre Alain Juppé et François Bayrou sur les valeurs de la République…

 

retour de l'île d'elbe.jpgEn tous cas une chose est sure : acquis social ou non, le maintien de la retraite à 60 ans pour les politiques serait médiatiquement désastreux.

Qui souhaiterait par exemple que, d’ici moins de quatre ans, Villepin soit contraint d’arrêter de nous jouer « Le retour de l’ile d’Elbe » au seul prétexte qu’il aurait atteint l’âge limite ?

Certainement pas ceux qui savent qu’à l’instar des chants désespérés, les vocations présidentielles tardives sont souvent les plus belles.

D’autant plus que, tous les communicants vous le diront, un appel impromptu du Parquet ça peut le faire aussi bien qu’un appel du 18 juin question buzz.

 

freche.jpgReste, pour revenir à l’avenir politique de cette grande et belle région, que nous ne serions pas outre-mesure étonnés si, cabochards comme on les connaît, les électeurs du Languedoc et du Roussillon nous réélisaient super Jojo triomphalement.

28.01.2010

Réconciliés avec la Suisse ?

davos2.jpgCe n’est pas encore la canicule promise par les zozos du GIEC mais ça se réchauffe avec la Suisse. Du côté de Davos en tous cas.

Oubliées les menaces d’intervention musclée en vue de récupérer manu militari les listes de contribuables récalcitrants dans les coffres des banquiers genevois. Oubliée aussi l’interdiction des minarets sur les bords du Léman et son impact désastreux sur notre grand débat identitaire et national.

Ce n’est pas encore le grand amour mais on ne parle déjà plus d’embargo sur le fendant ou de surtaxer les chocolats de messieurs Lindt & Sprüngli.

C’est ça le miracle de Davos et de son fameux Forum Mondial des Pétés de Tune : on ne se contente pas d’y discuter de la libéralisation du marché des röstis ou de celui de la (vraie) galette-saucisse, on s’y réconcilie aussi.

 

roules_viande_grison.jpgLa preuve c’est que non seulement Sarko y a fait hier l’un de ces grands discours fondateurs dont Henri Guaino a le secret, mais qu’en plus Eric Woerth qui l’accompagnait n’a pas été appréhendé par la maréchaussée cantonale en vue d’être assigné à résidence à Gstaad, en compagnie de Roman Polanski.

Faut dire aussi qu’une nouvelle fois Sarko a su trouver les mots et les bons pour convaincre son auditoire. Son assiette de viande des Grisons à peine avalée il s’est hissé à la tribune pour proposer une refonte du capitalisme et une moralisation de la finance.

On dira ce qu’on voudra mais chez « Restons Correct ! » on a trouvé ça vachement malin car, quoi qu’on en pense, parler de refonte au pays de la fondue et de morale sur les terres de Calvin et de Zwingli, c’est carrément bien vu.

Un peu comme le Salam Aleikoum d’Obama au Caire : ça vous ravit la Josette locale et ça vous calme direct les velléités contestatrices du Marcel helvétique.

 

Tsonga.jpgGrâce à Sarko nous sommes donc (presque) réconciliés avec la Suisse et nul ne peut nier que ce soit une bonne nouvelle.

Reste plus maintenant qu’à espérer que ce gros balourd de Tsonga ne va pas tout foutre par terre en battant Federer en trois sets à Melbourne…

27.01.2010

Burka...masoutra

male.jpgPour être franc, cette histoire de burka commence à nous courir sérieux sur le haricot. D’autant plus que, pour nous rendre parfois et à titre professionnel dans une cité « sensible » du 7-8, il nous arrive d’en croiser quelques une et que ça nous donne plus envie de rigoler que d’en appeler aux armes citoyennes.

Rien qu’à voir la tronche généralement éveillée du barbu qui les coache, on se dit qu’il est heureux que le ridicule ne tue pas.

D’autant que ça risquerait de décimer grave les bancs de l’Assemblée Nationale qui, à l’évidence, se préoccupe plus de légiférer sur la façon de s’habiller de nos concitoyennes que de réduire l’endettement public ou de libérer le commerce de la (vraie) galette-saucisse.

 

Tignous-Burka-kaboul-2.jpgMais si nous sommes plus que réservés sur l’opportunité d’interdire la burka c’est aussi parce que, à notre connaissance, la grave question de savoir ce que les emburquées banlieusardes portent dessous n’a pas été traitée.

Sujet évidemment délicat à développer, surtout quand on s’appelle « Restons Correct ! » et qu’on écrit son billet du mercredi, jour des mômes.

Nous nous contenterons donc de lancer le débat de la compatibilité de la sexualité intégriste avec les valeurs de la République et laisserons à d’autres le soin de disserter sur les détails scabreux.

Genre description détaillée de la position du missionnaire salafiste ou éloge et illustration de celle de la levrette talibane.

 

miss burka.jpgReste que nous espérons bien qu’un jour, si possible proche, m’dame de Fontenay nous ponde une élection officielle de miss burka, en prime time sur TF1…

26.01.2010

Un métier pas facile

sarkozy-merkel-bisou.jpgQuoi qu’on en pense, quoi qu’on en dise et quoi qu’on fasse, Président c’est pas un métier facile. Déjà, quand c’est de la République, c’est beaucoup moins bien payé qu’à l’EDF.

Il y a certes des compensations. Le logement de fonction est plutôt spacieux, on passe sans arrêt à la télé ce qui impressionne toujours les voisins, on bise Angela et, suprême honneur, on sert même parfois la pince à Barack.

Cerise sur le gâteau, depuis que ce pauvre Séguin n'est plus on peut passer sa (vraie) galette-saucisse quotidienne en note de frais sans se faire tancer sévère par la Cour des Comptes.

N’empêche que quand on est obligé de se taper deux plombes à écouter en direct sur TF1 les jérémiades de Josette et de Marcel, on doit quand même se demander si on aurait pas mieux fait de laisser la place à Ségolène. Surtout quand le Marcel du jour prend les traits d’un syndicaliste breton au verbe aussi haut qu’il a le front bas…

 

pleurtuit.jpgChez « Restons Correct ! », on a beau ne pas être snob, on pourrait juste pas. C’est sans doute pour ça qu’on fait blogueur sur 20Minutes.fr et pas Président de la République.

Du reste, Président, on n’a jamais essayé et, vu qu’il paraît qu’on est rarement élu à l’insu de son plein gré, c’est probablement pas demain la veille.

Dommage ! penseront sans doute nos fans les plus inconditionnels, car au moins, avec lui, on s’ennuierait sans doute moins qu’avec l’autre. Sans compter que des conférences de presse quotidiennes, à l’heure de l’apéro au Bar des Sports de Ploubalay ou des Conseils des Ministres hebdomadaires à la salle polyvalente de Pleurtuit, ça ne pourrait qu’être bénéfique au p’tit commerce local.

En plus, vu qu’heureusement les politiques sont de moins en moins capables de changer quoi que ce soit au sort de qui que ce soit, ça pourrait pas être pire, ni mieux du reste.

 

vendeurs d'oignons.jpgMaintenant, faudra pas s’étonner après si une majorité de nos concitoyens se préoccupent plus de vendre leurs oignons que d’avaler les salades des politiciens…

25.01.2010

Il faut sauver le soldat Peillon

actu-politique-Vincent-Peillon-Francois-Bayrou_articlephoto.jpgL’heure est grave, ça rigole plus, il faut sauver Vincent Peillon.

Et c’est urgent car brouillé avec Ségolène Royal, interdit d’antenne sur la 2 et raillé par tout ce que la blogosphère compte d’esprits caustiques, son avenir politique est franchement tout sauf radieux.

Si rien n’est fait c’est des coups à finir au Modem, à hurler avec Bayrou au complot médiatique, à bouffer sa (vraie) galette-saucisse dans la même gamelle que Marielle de Sarnez ce qui, compte tenu de la mine dénutrie de cette dernière, n’a évidemment rien d’enviable.

 

prof.jpgSi « Restons Correct ! » s’engage aujourd’hui en faveur d’une prompte réhabilitation médiatique du soldat Peillon, ce n’est pas uniquement par altruisme ou par grandeur d’âme, ni même par goût pervers des donneurs de leçons sentencieuses.

C’est d’abord parce que nous tenons à ne pas perdre un aussi « bon client ». Du genre de ceux qui confondent morale et moralisme, qui fustigent les paradis fiscaux sans se préoccuper des enfers du même nom, qui défendent becs et ongles le service public de l’audiovisuel au nom du pluralisme médiatique. Bref, un cador !

 

galeres.jpgPour être clair, plus y’en aura des candidats à la candidature comme lui, moins y’aura de chances de se reprendre cinq ans de galères socialistes en 2012…

24.01.2010

Dieu est un buveur de Coca

coke-jesus.jpgIl s’appelle Wismond Exantus ce qui ne s’invente pas. A part çà il a 25 ans et vient de passer une grosse dizaine de jours sous les décombres d’une épicerie haïtienne.

S’il s’en est sorti presque indemne c’est grâce à Dieu et aux vertus bien connues du Coca-Cola dont ce jeune miraculé tropical eut l’heur de s’abreuver, abondamment et entre deux prières.

S’il fallait une preuve de l’existence de Dieu d’une part, des bienfaits de la mondialisation ultralibérale d’autre part c’est fait !

Car même si on peut légitimement penser que le Coca c’est pas top pour arroser la (vraie) galette-saucisse, on ne peut plus nier désormais que Dieu est du côté des bons, pas des méchants.

Imaginez un peu ce qu’il serait advenu à ce jeune homme s’il s’était retrouvé coincé dans un bureau de tabac fraichement approvisionné en cigares cubains…

 

Gainsbourg_.jpgQuitte à désespérer les fans posthumes de Gainsbarre, « Restons Correct ! » a le regret de souligner qu’il s’est en l’occurrence gouré grave : Dieu n’est pas un fumeur de havanes, c’est un buveur de Coca !

Normal, car non seulement fumer, fut-ce du tabac, c’est très mal, mais fumer des havanes c’est une faute de goût. Or, tous ceux qui ont rencontré Dieu vous le confirmeront, c’est pas le genre à faire dans le bling-bling ou dans le vulgaire et encore moins à refiler indirectement de la tune à ces gros porcs cacochymes de communistes cubains.

Sans compter que question prix, entre le pack de douze canettes de Coca et la boîte de Monteccristo Especial, y’a pas vraiment photo.

 

che_cigare.jpgPas étonnant que les cocos soient en voie de disparition façon thons rouges.

Sur que si feu le Che s’était shooté au Coca plutôt que d’enfumer les masses populaires avec ses gros cigares de ploutocrate, ils n’en seraient peut-être pas là…

22.01.2010

Vivement 2012

pleurs.jpgBlogueur de droite, c’est pas une sinécure. Surtout depuis que Ségolène Royal se fait rare dans les médias. Heureusement que de temps en temps il y a Vincent Peillon pour nous fournir matière à persifler un peu ou, pour faire râler nos amis les gôchos, une divine surprise comme le retour de la droite au pouvoir au Chili.

« Restons Correct ! » n’a certes pas pour habitude de pleurnicher sur son sort. Pour autant, même nos lecteurs les plus critiques peuvent comprendre que défendre la nomination de Sarko junior à l’EPAD ou la rémunération à tiroirs d’Henri Proglio ça peut finir par vous lasser la plume, par lui émousser le mordant, par en altérer la verdeur.

C’est des trucs à vous donner envie de rendre votre tablier à cuisiner la (vraie) galette-saucisse ou à vous inciter à rejoindre le cercle des blogueurs disparus, même si les régionales devraient nous apporter prochainement quelques nouvelle et excellentes occasions de ricaner sottement.

 

dsk-16j.jpgLa bonne nouvelle, celle qui nous incite à persévérer, c’est qu’il paraît qu’en 2012 DSK a toutes les chances d’être élu président. C’est la maison IPSOS qui le suggère en indiquant dans son dernier « baromètre mensuel » que super Dominique est désormais la personnalité politique préférée de nos concitoyens, devant même ces incontournables abonnés au hit parade que sont Rama Yade et Bernard Kouchner.

Y’a plus qu’à planter des cierges là où il faut pour que ça l’fasse. La main baladeuse et à peine invisible du marché après le poignet agité à Rolex : nous sommes assurés d’avoir de quoi tenir tout le quinquennat en petits billets bien roulés du genre à faire rougir Josette et rigoler Marcel.

 

confort.jpgCar il faut le savoir : il est toujours plus confortable d’être dans l’opposition que dans la majorité…

21.01.2010

Henri, François, Anne et les autres...

anne et henri.jpgLa rivalité entre EDF et AREVA, entre Henri Proglio et Anne Lauvergeon pour savoir qui sera le chef et donc le (ou la) mieux payé(e), fait penser à l’un de ces navets dont le cinéma français a le secret, genre qui vous vident aussi surement les salles obscures qu’ils vous remplissent d’éloges les rubriques cinoche du Nouvel Obs et de Télérama.

Henri, François, Anne et les autres… Un titre accrocheur pour un scénario intimiste, tout dans le feutré et la peinture pointilliste des ravages de la marchandisation de l’énergie sur la société contemporaine.

Une intrigue toute en subtilités psychologiques, bien loin de celle de Dallas et de ses grossiers personnages qui se disputent le contrôle des pétroles Ewing, à coups de bourbons bien tassés et de complots familiaux ourdis à l’occasion d’un barbecue copieusement arrosé au Jack Daniel’s.

 

Le synopsis pourrait être signé « Restons Correct ! » :

 

edf.jpgD’abord y’a Henri, jeune et fringant sexagénaire à qui tout paraît avoir réussi depuis sa sortie d’HEC. Des postes d’administrateurs en veux tu en voilà, l’amitié tutélaire de Chirac et les tunes qui vont avec et, pour finir, la prestigieuse présidence d’EDF et des ses dizaines de milliers d’agents statutairement dévoués au grand service public de l’énergie électrique et populaire.

Mais, car il y a un « mais », sous ce vernis brillant se cache un écorché vif, un perpétuel insatisfait qu’aucun thérapeute n’est encore parvenu à guérir des sa boulimie d’honneurs et de (vraie) galette-saucisse.

 

lauvergeon.jpgEnsuite on a Anne, jeune et sémillante quinquagénaire qui est parvenue à la seule force de ses compétences et de son courage à passer du cabinet de Mitterrand - François dit « tonton », pas « l’autre » - à la présidence d’AREVA et des ses mystérieuses marmites nucléaires et publiques.

Mais, car il y a aussi un « mais », derrière ce sourire satisfait se cache un immense besoin de reconnaissance : celui de supplanter un jour Angela Merkel au palmarès Forbes des meufs les plus puissantes du monde.

Comme quoi y’a toujours un espoir : on peut être - ou avoir été - une femme de gôche et nourrir quand même quelques ambitions légitimes…

 

atomes crochus.jpgEnfin y’a François Fillon, le bon copain de la classe, toujours bien coiffé et prêt à arranger les embrouilles, qui espérait bien que ces deux brillants dirigeants de ces deux grandes entreprises publiques auraient suffisamment d’atomes crochus pour être capables d’aller fourguer des EPR aux émirats, au nez et à la barbe de ces gros lourds de Coréens.

Ben c’est raté, c’est plié c’est planté : les dirigeants d’Abu-Dhabi ont beau être plus pétés de tunes que le Comité d’Entreprise d’EDF, z’ont trouvé que deux fois le prix c’était quand même un peu cher pour des réacteurs nucléaires, fussent-ils made in France.

Du coup François s’est pour une fois fâché : Anne et Henri ont juste deux semaines pour arrêter de se tirer la tronche.

 

tout-doitdisparaitre.jpgEn attendant la suite, on se demande pourquoi personne n’a encore pensé à privatiser ces gros machins. Non seulement ça pourrait contribuer à désendetter le pays mais, en plus, ça pourrait pas marcher plus mal…

20.01.2010

Le Yéti est sauvé !

tintin-au-tibet.jpgOutre l’élection de Sebastian Pinera à la présidence du Chili, la bonne nouvelle de la semaine c’est aussi que le Yéti est sauvé, que l’habitat naturel de cet emblématique animal venu du fond des âges glaciaires est préservé des outrages irréversibles de la mondialisation ultralibérale

Le GIEC vient enfin de le reconnaître : les glaciers himalayens ne vont peut être pas fondre tout de suite comme un vulgaire cornet de glace à la vanille malencontreusement oublié en plein soleil, un jour de canicule à la maison de retraite de Ploubalay.

Josette et Marcel sont évidemment ravis. Ils ne seront pas contraints de renoncer au voyage organisé qu’ils projetaient d’effectuer dans la région sur les traces de Tintin, à la recherche de l’abominable Homme des Neiges.

Coaché par un authentique sherpa titulaire d’un master d’animation environnementale délivré par l’Université de Rennes, le piolet dans une main et l’album de Hergé dans l’autre, ils vont pouvoir crapahuter à loisir aux pieds du toit du monde et faire le plein d’anecdotes effrayantes et de photos exclusives.

Succès garanti au retour, notamment à la prochaine matinée (vraie) galette-saucisse du club du troisième âge de Pleurtuit.

 

hugo_chavez.jpgVous êtes contents pour eux ? « Restons Correct ! » aussi et chez la Ligue de Protection des Vieux Singes à Grimaces c’est carrément l’euphorie : Hugo Chavez et Sébastien Chabal ne seront plus les seuls survivants identifiés des anthropoïdes antédiluviens en voie de disparition. C’est une excellente nouvelle pour la cause de la biodiversité. Youpi !

Y’a guère qu’au GIEC que l’allégresse tarde un peu à se manifester. On peut le comprendre car ce n’est jamais que la seconde fois en quelques semaines que cette irremplaçable institution internationale au service de la sauvegarde de la planète se fait prendre à plonger profond les doigts dans le pot de confiture du truandage de données climatiques.

Allez les gars : encore un petit effort et ils vont bien finir par nous avouer, sans qu’on ait besoin de se fâcher vraiment, que leur thèse sur l’origine humaine du réchauffement climatique ne repose sur rien d’autres que sur leur fantasmes catastrophistes et leur obsession de faire cracher les contribuables des pays riches au bassinet du développement, supposément durable, du reste de la planète.

 

taxes.jpgRassurez-vous quand même : vous n’échapperez pas pour autant à la taxe carbone. Elle est toujours annoncée pour le premier juillet, date probable du retour des « beaux jours » sur le littoral breton…

19.01.2010

Le modèle chilien

pinera.jpgLa bonne nouvelle de la semaine nous vient du Chili : c’est l’arrivée au pouvoir d’une droite libérale et moderniste avec l’élection de Sebastian Pinera à la présidence. Libérale parce qu’il entend bien conforter le libéralisme économique qui a si bien réussi aux Chiliens ces dernières décennies, moderniste parce que son élection marque une rupture avec les vieux démons conservateurs et nationalistes hérités de l’ère Pinochet.

Un homme de droite favorable aux droits des homosexuels comme à la préservation de la Liberté d’entreprise c’est tout sauf banal, en Amérique Latine surtout.

En plus ça fait roter les thuriféraires de Chavez, les nostalgiques d’Allende et les derniers zélateurs du Che qui, à l’annonce de la nouvelle, ont du en avaler leur (vraie) galette-saucisse de travers. Et ça, chez « Restons Correct ! », on aime assez.

D’autant plus qu’il l’a emporté sur Eduardo Frei, un « centriste » de gôche à la triste figure façon Bayrou qui, lui au moins, était parvenu à se faire élire président il y a quelques années. Que du bonheur !

 

chili.jpgQue du bonheur car, il faut le savoir, le Chili est un très long pays qui revient de très loin. Au début des années 1970 « l’expérience Allende » a de fait bien failli le couler corps et biens.

En effet, élu avec moins de 40 % des voix, l’icône de la gôche française s’est lancé dans une politique de nationalisations compulsives de l’économie qui a rapidement abouti à une baisse dramatique du niveau de vie de ces infortunés concitoyens. Sévèrement battu aux élections de 1973, il a passé outre et il a fallu l’arrivée au pouvoir de Pinochet dans les fourgons de la C.IA. pour arrêter les frais.

On connaît la face noire de la dictature militaire qui s’en est suivi, on connaît moins son côté positif.

Le Chili de l’époque fut en effet le premier pays à mettre en œuvre une politique économique ouvertement inspirée par les enseignements de Milton Friedman, prix Nobel d’économie, fondateur de l’école de Chicago et gourou à ce titre du néolibéralisme.

Privatisations massives, amaigrissement drastique de la bureaucratie étatique, ouverture des frontières : les résultats de la potion administrée par les Chicago boys sont toujours là.

Avec un taux de croissance moyen de son PIB de l’ordre de 5 % et un taux de pauvreté qui est passé en quelques décennies de plus de 50 à moins de 20 %, le Chili est sans conteste aujourd’hui le plus prospère des pays d’Amérique latine. Loin devant le malheureux Venezuela, ses champs de pétrole et ce gros bouffon d’Hugo Chavez.

 

huchon.jpgFinalement Jean-Paul Huchon n’a peut-être pas eu tort de refiler une subvention de 400 000 euros au musée Salvador Allende de Santiago du Chili. Les musées : c’est bien là qu’est la place du socialisme…

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