30.06.2009
Disparitions : quand l'actu mollit pas...
Question disparitions, le moins que l’on puisse dire est que, du côté de l’actu, ça mollit pas ! Deux Airbus et un roi autoproclamé de la pop en quelques semaines : ça commence même à faire beaucoup. Suffisamment en tous cas pour que « Restons Correct ! » se pose la question clef : who’s next, à qui le tour ?
Ce qu’il reste de l’épargne des Français englouti dans le « grand emprunt national » annoncé ? Pas pour tout de suite apparemment. Faut dire aussi que siphonner 80 milliards d’euros dans les tirelires des salauds de riches qui ne se sont pas encore barrés à l’étranger, ça nécessite quand même un peu de préparation. Les radars des bords de nos routes ? Vu l’état des finances publiques vaut mieux pas trop y compter. La (vraie) galette-saucisse de ce blog ? Pas question : dans un monde où tout fout l’camp, il est essentiel de se cramponner aux « vraies » valeurs comme un postier à son statut…
Si on en croit les augures de la chose politique la prochaine disparition probable serait celle du PS. Ce n’est pas nous qui le disons c’est Manuel Valls, le sémillant député maire de cette bonne ville d’Evry dans le 9-1. A gauche, l’optimisme ! a-t-il proclamé pas plus tard qu’hier au cours d’une grande réunion de son nouveau fan club en ajoutant que le PS était menacé de disparition. Optimisme et disparition du PS : avouons que le rapprochement n’est pas dénué de sel, peut être même pas exempt de malice.
Le socialisme, nos fidèles lecteurs le savent, ce n’est pas vraiment notre truc. Nous avons même pondu il a peu ici même un billet intitulé le socialisme ça ne marche plus… Mais là, franchement, force est de constater qu’il l’a joué fine le Manuel. On dira ce qu’on voudra mais, dans la conjoncture socialiste actuelle, ne serait-ce qu’une touche d’optimisme ça le fait quand même plus que Désirs d’Avenir.
Reste que d’ici 2012 rien n’est joué. Va falloir passer par la case « primaires » et, en toute hypothèse, ça ne devrait pas être triste. Surtout si, comme il le prône avec d’autres, ce sont des primaires « à l’américaine », ouvertes à tous ceux qui feront l’effort de se lever ce matin là. Nos lecteurs feront évidemment ce qu’ils voudront mais nous, si on nous laisse entrer par inadvertance dans un bureau de vote, ce sera Obama. Juste parce que yes we can !, ça le fait encore plus que à gauche l’optimisme…
12:42 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : manuel valls, ps, parti socialiste, yes we can
29.06.2009
Rien ne se perd, rien ne se crée...
Parmi les principaux moyens de ruiner un pays que sont les 35 heures obligatoires, l’ISF, le principe de précaution et le recours massif et systématique à l’endettement public, le dernier s’il n’est pas forcément le plus rapide est sans doute le plus sur. C’est ce qu’on appelle communément une « leçon de l’Histoire ». Leçon que vient de rappeler subliminalement la Cour des Comptes par la voix de Philippe Seguin en personne. De fait, il estime que l’endettement actuel de la France est équivalent à celui observé en 1918, soit à la fin d’une guerre aussi mondiale que meurtrière à tous les points de vue.
Heureusement, à l’heure où ces lignes sont écrites, il semble que les ravages de la grippe mexicaine soient moins redoutables que ceux de la grippe espagnole, laquelle fit à l’époque plus de victimes en Europe que Verdun, le Chemin des Dames et l’expédition des Dardanelles réunis. Ca, c’était la bonne nouvelle, désolés c’est la seule.
« Rien ne se perd, rien ne se crée »… aurait dit Lavoisier. Cette maxime généralement attribuée au « père » de la chimie moderne vaut également en économie, mais décidément pas en politique et plus particulièrement pas en politique économique. En France en tous cas. C’est la conclusion qu’on peut tirer du séminaire qui vient de se tenir à Matignon sur le thème officiel des priorités « stratégiques » du gouvernement et dont le sous-titre aurait pu être : Comment claquer vite fait les 80 milliards d’euros qu’on s’apprête à soustraire aux économies des braves gens ?
Réponse : des stades de foot, des universités sans grève, des subventions à Nissan-Renault pour développer la voiture électrique qui est déjà dans leurs cartons ; on en passe et des meilleurs… C’est le principe tout se perd rien ne se crée qui fait depuis des lustres la marque de fabrique de l’étatisme économique à la française. Manquait plus, pour parachever cet inventaire digne des meilleures pages de Prévert, qu’une paire de ratons laveurs ou un grand plan national de recherche sur l’amélioration diététique de la (vraie) galette-saucisse…
Lors de sa célèbre conférence de 1882 à la Sorbonne, Ernest Renan déclara entre autres qu’une Nation c’est un plébiscite permanent. Révérence gardée envers ce grand penseur, qu’il soit permis à « Restons Correct ! » d’observer qu’un plébiscite c’est comme un référendum : on peut voter « oui », on peut voter « non », on peut aussi s’abstenir. S’agissant du grand emprunt national que s’apprête à lancer le gouvernement, nous recommandons clairement l’abstention à ceux de nos lecteurs dont le bas de laine n’a pas encore été épongé par la rapacité fiscale de nos grands argentiers. Mieux, du train d’où vont les choses, ils ont tout intérêt à délocaliser vite fait leurs tunes à l’étranger avant que le contrôle des changes ne soit rétabli et l’emprunt forcé décrété.
Le fait que les paradis fiscaux n’aient pas bonne presse en ce moment n’est pas une raison suffisante pour rôtir ad vitam aeternam dans les flammes de notre enfer fiscal national, public, laïc et obligatoire…
15:28 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dette publique, emprunt national
28.06.2009
Du bon usage de la chirurgie esthétique

Chez « Restons Correct ! », parmi ce que l’on aime, il y a évidemment l’Italie. Pas au point de préférer le prosciutto à la (vraie) galette-saucisse, mais bien quand même. Suffisamment en tous cas pour observer avec bienveillance ce qui se dit, se fait, se porte, se mange ou se boit de l’autre côté des Alpes. Réminiscences classiques que partagent peut être tous ceux qui ont eu l’heur de suer sur Ovide ou Tite-Live au lieu d’aller jouer au flipper, souvenirs de vacances romaines, toscanes ou sardes réussies, goût pour une langue dont le rythme fondé sur l’accentuation tonique de l’antépénultième syllabe résonne toujours si agréablement à nos oreilles : bongiorno signora, due melone per mangare domani prego. Ma, répond invariablement la signora marchande de fruits et légumes, porque mangare domani ? mangare subito !

C’est pourquoi la campagne de presse dont Silvio Berlusconi, alias il cavaliere, est aujourd’hui la cible nous attriste. Pas autant que la disparition prématurée de Michael Jackson mais nous attriste quand même. Pas parce que nous sommes devenus fan, comme on dit sur Face Book, du flamboyant premier ministre que nos voisins se sont démocratiquement choisis, ce sont leurs oignons ou plutôt leurs antipasti pas les nôtres, mais parce que, contrairement à d’autres célébrités, lui au moins a su user à bon escient de la chirurgie esthétique.

Ajoutez à cela qu’il est riche, puissant et fréquemment réélu : vous comprendrez aisément les raisons de la haine viscérale que lui voue la gôche bien-pensante locale, laquelle est à l’évidence aussi mesquine et étroite d’esprit que son alter ego hexagonal. Car vous en conviendrez sans doute, il est quelque peu paradoxal de se réjouir, comme nous le fîmes hier, du succès de la Gay Pride est d’aller, dans le même temps, chercher des poux dans la braguette d’oncle Silvio au principal prétexte qu’il n’est pas de gôche. D’autant plus qu’entre nous, un homme qui a le bon goût de choisir la sublime costa smeralda sarde pour y faire construire sa maison de vacances ne peut être autre chose qu’un mec bien…
Eh ! va bene cosi ?
16:17 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : berlusconi, michael jackson, italie, sardaigne
27.06.2009
Gay Pride versus Michael Pride
Vu que rien n’était prévu à Versailles pas plus qu’à Saint Malo, c’est à Montparnasse que nous nous sommes rendus au départ de la gay pride 2009. Oui : la gay pride, pas la marche des fiertés, homosexuelles etc, etc… On peut être homo friendly sans sombrer pour autant dans la cuistrerie dénominative ou la franchouillarditude ordinaire. N’interprétez pas mal cette présence : « Restons Correct ! » ne fait pas son coming out, il s’agissait d’abord pour nous de soutenir les homos opprimés à Moscou, Téhéran, La Havane ou Pékin. Il s’agissait aussi de rappeler ce grand principe libéral selon lequel chacun est libre de faire ce qu’il veut avec son cul ou avec celui d’autrui, pourvu qu’autrui y consente…

Reste que c’était quand même beaucoup plus fun que les michael prides spontanées qui se sont déroulés ces dernières heures à Paris ou ailleurs. Pas de crétins en pleurs allumant des bougies sur les trottoirs ou de gamins grimés singeant Bambi sous le regard extasié de leurs géniteurs. Tout au contraire : des couleurs, de la bonne zique, des déguisements souvent très réussis, juste ce qu’il faut de provoc’ et surtout de l’humour et plein de bonne humeur. En un mot c’était vraiment très ga(i)y... Désolé, c’est nul, mais on n’a pas pu résister à la tentation de la faire…
Au hit parade des chars nous retiendrons celui de « Helem Paris », une association de défense des homos arabes avec « une » hilarante danseuse du ventre très mal rasée mais indiscutablement convaincante et pêchue… Par contre, c’était prévisible, pas la moindre drag queen en burqa et, bien que nous soyons à Montparnasse, un seul drapeau breton dans le défilé, même pas repeint aux couleurs arc en ciel, pas de marchand ambulant de (vraie) galette-saucisse non plus…
Sinon du classique et du convenu avec notamment Aides, Act’up et Sida Info Service lourdement sponsorisé comme d’hab’ par la maison Durex. Sinon aussi l’habituelle cohorte des opportunistes au nombre desquels la branche parisienne des obamaniaques yes we can et compagnie, la CGT et le Modem, tout d’orange vêtu et garé devant le 38 du boulevard Montparnasse, juste là ou nous pensions retrouver nos potes de la mafia ultralibérale. On ne les y a pas vu mais, du coup, on a pu faire coucou à Christelle, la modemiste mais sympathique taulière du blog « Oréade Centriste », de chez 20 minutes bien sur…
18:36 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay pride, marche des fiertés, michael jackson
26.06.2009
Michael Jackson : une icône de l'Amérique des années 80 ?
« Restons Correct ! » ne fait pas partie de ces blogs qui prospèrent sur le malheur des autres, encore moins de ceux qui ont adopté la langue de bois comme ligne éditoriale. C’est pourquoi nous ne verserons pas de larmes de crocodile sur la disparition de Michael Jackson, même si nous comprenons l’émotion qu’éprouvent aujourd’hui les jeunes gens qui, conçus par Papa-Maman au son de Thriller, portent aujourd’hui son prénom et son deuil. Michael Jackson, c’est comme Johnny : on a le droit de ne pas être fan mais force est de lui reconnaître un talent scénique exceptionnel.
Si nous gardons l’œil sec ce n’est pas à cause des ennuis judiciaires passés du défunt. On ne peut pas regretter que, de fuites en fuites, Julien Dray soit privé de la présomption d’innocence médiatique la plus élémentaire et, dans le même temps, ressortir complaisamment les accusations de pédophilie dont Michael Jackson fut l’objet. D’autant moins qu’il a été acquitté par la justice. Même si on n’est pas plus fan de Michael Jackson qu’on ne l’est de de Julien Dray...
Si nous ne pleurons pas avec Madonna, Jack Lang et son producteur, c’est d’abord parce que, à notre avis, l’essence même de la pop américaine ce ne fut pas lui, mais le Velvet Underground, le groupe new-yorkais coaché par Andy Warhol lui-même avec Lou Reed pour chanteur emblématique. Walk on the wild side, ça c’était de la pop, de la vraie comme on l’a toujours aimée ! Du reste, aux dernières nouvelles et en dépit d’une hygiène de vie « discutable », Lou Reed serait toujours en vie. Comme quoi l’abus de chirurgie esthétique ça peut être plus dangereux que celui de « substances illicites »…
Pour autant, le fait que cette disparition ait été officiellement constatée à l’hôpital Ronald Reagan ne nous laisse pas indifférent : avec Michael Jackson et juste après Farah Fawcett, c’est un peu de l’Amérique des années 80 qui disparaît, de cette Amérique qui gagna la guerre froide sans hécatombe et dont le charismatique Président de l’époque ne psalmodiait pas yes we can, mais affirmait haut et fort que : l’Etat n’est pas la solution à nos problèmes, le problème c’est l’Etat…
En bonus, pour conclure et puisqu’aujourd’hui c’est musique sur « Restons Correct ! », ne quittez pas ce blog avant d’avoir cliqué sur le « lien » ci-dessous qui vous permettra de découvrir ou de redécouvrir ce qui est en passe de devenir l’hymne officiel de la (vraie) galette-saucisse :
11:46 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : michael jackson, ronald reagan, lou reed
25.06.2009
Vive la Guadeloupe libre ?
Vive le Québec libre ! On se souvient encore sur les bords du Saint Laurent de cette tonitruante conclusion du discours prononcé par De Gaulle en 1967 depuis le balcon de la mairie de Montréal. A l’heure où Nicolas Sarkozy entame un voyage aux Antilles, on peut se demander si, à l’instar de son illustre prédécesseur, il prônera ou non la liberté guadeloupéenne en lançant un « Vive la Guadeloupe libre ! ».

La question n’a rien de rhétorique. Après tout et n’en déplaise à nos fidèles lecteurs québécois, le sucre pur canne ça vaut bien le sirop d’érable, les bronzoirs à touristes de Grande Terre le kitsch du Château-Hôtel Frontenac, le crabe farci les fèves au lard. Surtout, ne pas inciter aussi les Guadeloupéens à l’indépendance, pourrait être légitimement interprété comme une odieuse discrimination ente anciennes colonies, limite raciste...
Car ce n’est pas parce que « Restons Correct ! » n’a jamais mis les pieds à Pointe à Pitre que le sort des Guadeloupéens nous laisse indifférent. Contraints depuis des lustres de faire footballeur, aide soignante ou agent des collectivités territoriales du coin, voilà des gens qui méritent certainement mieux. Ce n’est pas parce que le ti punch se marie mal avec la (vraie) galette-saucisse qu’on va dire le contraire. Nous ne sommes, quand même, pas sectaires à ce point.

Reste que vu la tronche et les méthodes des indépendantistes locaux, nous ne pouvons qu'inciter les Guadeloupéens à réfléchir avant : la Guadeloupe ça n’est pas l’Algérie, si l’indépendance est déclarée pas question d’envoyer la troupe traquer le rebelle créole sous les cocotiers. Attendons donc que passe la parole présidentielle, sans oublier toutefois que s’il déclare « Je vous ai compris ! » à la foule, les békés feraient bien de songer à faire leurs valises…
15:43 Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : guadeloupe, guadeloupe libre, québec libre
24.06.2009
Politique culturelle : conseils à un nouveau ministre
Nous l’annoncions hier à nos fidèles lecteurs : « Restons Correct ! » n’a pas eu le Secrétariat d’Etat à la (vraie) galette-saucisse. Dommage, un joueur de biniou sur le perron de l’Elysées ça l’aurait quand même plutôt fait question ouverture et diversité culturelle. Sans compter que pour une fois les invités à la Garden Party du 14 juillet auraient eu du costaud à se mettre sous la dent.
Nous somme déçus c’est vrai, mais pas suffisamment pour bouder sous notre tente médiatique. Pas assez non plus pour ne pas féliciter chaleureusement Frédéric Mitterrand d’avoir eu le courage d’abandonner les frais ombrages de la Villa Médicis pour les ors quelque peu surannés du Ministère de la Culture et de la Communication ; d’avoir renoncé aux délices des gnocchis a la romana pour les tomates pourries que ne vont pas manquer de lui balancer à la tronche les opposants à la loi Hadopi.

Car par les temps qui courent, ce prestigieux ministère c’est pas de la tarte ! C’est plutôt de la bonne grosse quiche lorraine bien lourdingue façon Nadine Morano. Sans compter qu’avec le nom qu’il porte va lui falloir gérer les états d’âme des has been de la « mitterrandie », les egos malmenés des vétérans de la gôche caviar et les humeurs de Mazarine, sa célèbre cousine.
Alors monsieur le Ministre, si vous avez l’heur de nous lire, permettez nous ce conseil aussi gratuit que désintéressé : suivez l’exemple de Jack, pas celui de Christine ! Organisez une teuf médiatique toutes les semaines, encensez les rappeurs et fuyez les bosquets versaillais, dites du mal de la Comédie Française et du bien du festival des Vieilles Charrues, rappelez que vous ne savez même pas comment faire pour télécharger illégalement le dernier album de Carla Bruni et, surtout, ne vous mêlez pas de politique…
10:46 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : frédéric mitterrand, hadopi, carla bruni
23.06.2009
Sarkozy à Versailles, Colbert se retourne dans sa tombe
Ce n’est pas un secret : en 2007 « Restons Correct ! » a voté Sarkozy. Sans états d’âme vu la nullitude de l’autre finaliste, sans illusion non plus. Pire encore : si c’était à refaire dans les mêmes conditions, nous récidiverions sans doute. Faut-il pour autant encenser sans discernement la parole présidentielle. Evidement non ! D’autant plus qu’après avoir été un temps pressenti pour le Secrétariat d’Etat à la (vraie) galette-saucisse, il est plus que probable que le remaniement qui sera annoncé demain nous omette définitivement.
C’est donc l’esprit libre et la plume déliée que nous revenons sur le grand discours versaillais qu’a prononcé hier le Président devant les caméras et les parlementaires réunis en Congrès. Parmi les sujets abordés, c’est l’annonce de l’émission prochaine d’un grand emprunt national « destiné à financer les priorités de l’action gouvernementale » qui a particulièrement retenu notre attention. Certes en politique il faut s’attendre à tout et, le plus souvent, on n’a pas trop longtemps à attendre, mais là il a fait fort le Nicolas !
Cela fait tellement longtemps que, de déficits budgétaires abyssaux en trous de la sécu récurrents, le pays s’est engagé sur la pente de la « faillite tranquille » qu’on avait presque fini par s’y habituer. 35 000 euros de dettes publiques dans le berceau de chaque nouveau-né : pas grave c’est pour leur bien ! 40 milliards d’euros consacrés tous les ans au paiement des intérêts de la dette : des broutilles, y’a qu’à faire payer les riches ! Un endettement proche de 80 % du PIB annuel : billevesées, ya qu’à doubler le PIB par la relance de la consommation populaire pour diviser le chiffre par deux !
Est-ce pour autant une bonne raison pour en remettre une couche ? Qu’il nous soit permis d’en douter. Sans compter que faire appel à l’épargne populaire pour financer des politiques qu’impôts, taxes et autres prélèvements obligatoires sont censés financer, ça a quand même, qu’on le veuille ou non, un p’tit arrière goût d’arnaque à la Madoff. C’est certes légal, mais vider les bas de laine plutôt que de réduire les dépenses de l’Etat, c’est un tantinet limite. Prétendre réguler le capitalisme est une chose, prendre le citoyen contribuable et épargnant pour un con en est une autre...
En attendant et puisque ceci s’est produit à Versailles, ayons une pensée pour la mémoire de Colbert. Celui qui fut le premier des ministres de Louis XIV et l’apôtre du mercantilisme à la française a du se retourner dans sa tombe à l’énoncé de cette annonce. Certes nous lui devons l’élévation du protectionnisme au rang de pilier des politiques économiques nationales, l’inflation des effectifs de la fonction publique et l’invention de l’économie mixte laquelle consiste, comme chacun sait, à faire payer par le privé les conneries industrielles et commerciales de l’Etat ; mais, pour autant qu’on le sache, Il avait le minimum d’honnêteté et de cohérence intellectuelle requis pour éviter de faire n’importe quoi n’importe comment avec les écus durement gagnés par les fidèles et humbles sujets de Sa Majesté…
16:19 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, versailles, colbert
22.06.2009
La bande dessinée : un univers impitoyable

Décidément le monde de la BD n’est pas celui des Bisounours… En fait ça serait plutôt Dallas, JR, pétroles Ewing et compagnie ! C’est qu’avec la crise il est de plus en plus dur pour les vieilles stars de la bullosphère de gagner leur (vraie) galette-saucisse quotidienne. Les lampions du festival d’Angoulême à peine éteints, les lois de la concurrence libre, mais pas forcément non faussée, règnent à nouveau dans l’univers des planches. Dans les bacs des libraires, le struggle for life est de retour : tortueux, brutal, impitoyable...

A Téhéran, Iznogoud, alias Amadinhedjad, bouillait évidemment d’impatience. La perspective de se doter de la bombe atomique lui avait bien redonné un peu de notoriété mais insuffisamment à son goût. Heureusement il y eut les élections présidentielles : une occasion rêvée pour se hisser à nouveau au top du box office. On connaît la suite : une semaine d’émeutes persanes et tous les médias du monde braqués sur son exotique barbichette.

Mais dans un monde médiatique ultralibéral le bonheur des uns fait forcément le malheur des autres. Le malheur du Général Alcazar notamment qui s’est, comme chacun le sait, reconverti depuis quelques années à Caracas sous le pseudonyme d’Hugo Chavez. Faut dire qu’il était temps pour lui : depuis son échec dans la ténébreuse affaire de la libération d’Ingrid Bétancourt, les mots « bouffon », « charlot » et « gros con » venaient plus facilement à la bouche des amateurs de bandes dessinées et à son propos que « Libérateur des Opprimés », « Héros de la Pampa » ou « Génie de l’Orénoque ».
C’est donc sans vergogne et dans le seul but de refaire parler de lui qu’il vient d’apporter un soutien fraternel et remarqué à son alter ego iranien. Ce n’est pas juste pour embêter Obama, par solidarité dictatoriale ou par application du vieux principe asinus asinum fricat. C’est dans l’espoir aujourd’hui récompensé que « Restons Correct ! » lui consacre un billet ! Bravo Hugo tu as encore une fois gagné la palme de la manipulation médiatique ! Il ne reste plus aux autres politiques en perte de vitesse médiatique qu’à essayer de faire mieux. Par exemple en fauchant des OGM comme on prête à Martine Aubry l’intention de le faire…
16:41 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bd, bandes dessinées, amadinhedjad, chavez
21.06.2009
In vino veritas ou les méfaits de l'eau ferrugineuse
Aujourd’hui 21 juin c’est l’ouverture de Vinexpo, le rendez-vous qui rassemble, tous les ans et dans cette bonne ville de Bordeaux, les professionnels du pinard bien d’chez nous et d’ailleurs. Autant le dire tout de suite, les échos préliminaires sont unanimement pessimistes : c’est loin d’être l’euphorie bachique ; la consommation intérieure se porte de moins en moins bien, quant aux exportations c’est la dégringolade façon Airbus d’Air France entre Rio et Paris…
Encore LA crise me direz-vous... Pas si sur. Chez « Restons Correct ! » nous pensons plutôt que la faute en incombe d’abord aux menées persistantes, conjointes et sans doute concertées des ligues de vertu de toutes obédiences et des hygiénistes de tous bords. Leur objectif est clair : bannir à terme la production, la vente et la consommation de vin dans notre beau pays à coups d’interdictions publicitaires, de doctes prêches sur les bienfaits de l’eau du robinet et de contrôle d’alcoolémie en rase campagne.
On voit le résultat : elle est belle la France de la prohibition larvée ! Dans leurs échoppes les épiciers arabes ont remplacé le Kiravi 12°5 par la limonade Taille Fine 0 % et, on a beau chercher, pas le moindre récital de chansons à boire prévu ce soir à la fête de la musique de Saint Malo. Pas question d’aller reprendre en chœur c’est le petit vin blanc qu’on boit sous les tonnelles et, bientôt sans doute, plus question de boire un coup pour se consoler.
Et les médias qui ferment courageusement leur clapet pendant que les caves s’effondrent, que les châteaux tombent en ruine et que les tonneaux pourrissent sur la paille humide des chais désertés. Pourtant l’heure est grave car ce sont une nouvelle fois nos valeurs nationales les plus sacrées qui s’en trouvent ébranlées. Ceux qui ont essayé d’arroser leur (vraie) galette-saucisse avec du Coca Light le savent bien : ça l’fait pas ! Faut un (ou même deux) p’tit(s) blanc(s) sec(s) au comptoir pour la faire passer...
Heureusement que l’Europe nous a apporté la paix. Imaginez un peu ce qu’eut été l'issue de la bataille de la Marne (Septembre 1914 pour ceux qui séchaient ce jour là) avec des chauffeurs de taxi obligés de souffler dans l’ballon avant de véhiculer au front d’héroïques bataillons de poilus, privés de pinard et gavés de Red Bull… C’était plus la victoire en chantant la madelon va nous servir à boire, c’était la déroute façon Modem aux européennes... On en aurait entendu mugir dans nos campagnes des féroces soldats égorgeant jusque dans nos bras nos fils et nos compagnes…
Alors en attendant de saisir une prochaine occasion de rappeler à nos élus que dans la devise de la République il y a aussi la Liberté de boire un coup, l’Egalité de tous devant la cirrhose du foie et la Fraternité dans la gueule de bois, on peut toujours voir ou revoir en cliquant ci-dessous le monologue du regretté Bourvil sur les "vertus" de l’eau ferrugineuse :
15:05 Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vinexpo, vins, bourvil









