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29/06/2009

Rien ne se perd, rien ne se crée...

p seguin.jpgParmi les principaux moyens de ruiner un pays que sont les 35 heures obligatoires, l’ISF, le principe de précaution et le recours massif et systématique à l’endettement public, le dernier s’il n’est pas forcément le plus rapide est sans doute le plus sur. C’est ce qu’on appelle communément une « leçon de l’Histoire ». Leçon que vient de rappeler subliminalement la Cour des Comptes par la voix de Philippe Seguin en personne. De fait, il estime que l’endettement actuel de la France est équivalent à celui observé en 1918, soit à la fin d’une guerre aussi mondiale que meurtrière à tous les points de vue.

TransportBlessePosteSecours.jpgHeureusement, à l’heure où ces lignes sont écrites, il semble que les ravages de la grippe mexicaine soient moins redoutables que ceux de la grippe espagnole, laquelle fit à l’époque plus de victimes en Europe que Verdun, le Chemin des Dames et l’expédition des Dardanelles réunis. Ca, c’était la bonne nouvelle, désolés c’est la seule.

lavoisier.jpg« Rien ne se perd, rien ne se crée »… aurait dit Lavoisier. Cette maxime généralement attribuée au « père » de la chimie moderne vaut également en économie, mais décidément pas en politique et plus particulièrement pas en politique économique. En France en tous cas. C’est la conclusion qu’on peut tirer du séminaire qui vient de se tenir à Matignon sur le thème officiel des priorités « stratégiques » du gouvernement et dont le sous-titre aurait pu être : Comment claquer vite fait les 80 milliards d’euros qu’on s’apprête à soustraire aux économies des braves gens ?

seminaire_gouvernemental.jpgRéponse : des stades de foot, des universités sans grève, des subventions à Nissan-Renault pour développer la voiture électrique qui est déjà dans leurs cartons ; on en passe et des meilleurs… C’est le principe tout se perd rien ne se crée qui fait depuis des lustres la marque de fabrique de l’étatisme économique à la française. Manquait plus, pour parachever cet inventaire digne des meilleures pages de Prévert, qu’une paire de ratons laveurs ou un grand plan national de recherche sur l’amélioration diététique de la (vraie) galette-saucisse…

renan.jpgLors de sa célèbre conférence de 1882 à la Sorbonne, Ernest Renan déclara entre autres qu’une Nation c’est un plébiscite permanent. Révérence gardée envers ce grand penseur, qu’il soit permis à « Restons Correct ! » d’observer qu’un plébiscite c’est comme un référendum : on peut voter « oui », on peut voter « non », on peut aussi s’abstenir. S’agissant du grand emprunt national que s’apprête à lancer le gouvernement, nous recommandons clairement l’abstention à ceux de nos lecteurs dont le bas de laine n’a pas encore été épongé par la rapacité fiscale de nos grands argentiers. Mieux, du train d’où vont les choses, ils ont tout intérêt à délocaliser vite fait leurs tunes à l’étranger avant que le contrôle des changes ne soit rétabli et l’emprunt forcé décrété.

Le fait que les paradis fiscaux n’aient pas bonne presse en ce moment n’est pas une raison suffisante pour rôtir ad vitam aeternam dans les flammes de notre enfer fiscal national, public, laïc et obligatoire…

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