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12/06/2009

Le socialisme, ça ne marche plus !

 

 

On le savait déjà : le socialisme ça ne marche pas. En France en particulier. Arrivés au pouvoir sur un malentendu ou grâce aux erreurs politiques de leurs adversaires, les socialistes s’empressent en général de mettre en œuvre un programme qui n’a pas varié depuis le début des années 80, cocktail dévastateur de keynésianisme mal digéré et de câlins clientélistes aux personnels statutaires de la fonction publique.

recession.jpgLe résultat est toujours le même : au bout de cinq ans le chômage a progressé ou a moins baissé que dans le reste de l’Europe, les déficits publics se sont creusés ou ont moins diminué qu’ailleurs, le nombre d’empois publics a encore progressé, l’enseignement privé croule toujours sous les demandes d’inscriptions, l’émigration des talents et de l’argent n’a pas fléchi, la (vraie) galette-saucisse demeure une marchandise…

blum.jpgRestent quelques mesures emblématiques que la droite n’aurait sans doute pas osé prendre : l’abolition de la peine de mort ou le PACS par exemple. C’est mieux que rien mais c’est insuffisant pour convaincre une majorité d’électeurs de renouveler le mandat national des héritiers spirituels de Blum et de Jaurès.

Ce qu’il y a de nouveau depuis le 7 juin c’est que le socialisme ça ne marche plus électoralement, même lors d’une élection intermédiaire traditionnellement marquée par une forte abstention. Et pas qu’en France car il semble bien que le phénomène ait pris une dimension continentale : Allemagne, Espagne, Italie, Royaume Uni : les sociaux démocrates se sont tous plus ou moins vautrés dans les urnes européennes ; le gadin a été plus ou moins sévère selon les contextes politiques nationaux mais aucune victoire significative n’est à mettre au crédit des socialistes européens. Dans le même temps la droite conservatrice parvient le plus souvent à maintenir, comme elle le fait en France, ses positions relatives.

La faute à qui ? Difficile pour une fois d’accuser la mondialisation ultralibérale…

crise.jpgAfin d’y voir plus clair, « Restons Correct ! » a pris la peine de consulter les meilleurs politologues et autres augures avérés de la chose électorale. La conclusion de ces investigations est claire : c’est la faute à la crise ! On entend déjà d’ici les contempteurs compulsifs du libéralisme : on le savait bien… tout le monde sait que la crise c’est la faute au libéralisme… donc si Benoît Hamon n’a pas été réélu député européen c’est encore un mauvais coup des libéraux… quod erat demonstrandum, CQFD en français…

benoit hamon.jpgEvidemment la vérité est un tantinet moins primaire que ne le laisse entendre les brailleries habituelles des ennemis de la Liberté en général, celles du fan club de Benoît Hamon en particulier. Elle est aussi nettement moins capillotractée (tirée par les cheveux en français).

En temps de crise, rappellent justement nos « experts », l’opinion balance toujours entre deux tendances opposées :

La première relève de l’un de proverbes favoris de feue ma grand-mère : un « tiens » vaut mieux que deux « tu l’auras ». Elle favorise le vote conservateur et traduit une confiance, de principe et mesurée, aux gestionnaires expérimentés, aux technocrates « raisonnables », censés être capables de restaurer la prospérité nationale.

 

 

Cohn bendit.jpgLa seconde est d’ordre onirique : puisque tout va de mal en pis, profitons-en pour changer la société et le monde, faute de pouvoir changer de planète. C’est elle qui fait le succès des utopistes de toutes obédiences et notamment celui de l’étonnante alliance entres gauchistes relookés, antimondialistes échappés du Larzac et zélateurs du totalitarisme vert emmenée par Daniel Cohn-Bendit. L’incapacité des socialistes à capter le gros de cette mouvance électorale est claire, discrédités qu’ils sont par leur incompétence supposée face à la crise, par l’incrédulité des citoyens quant à leur pouvoir d’en atténuer durablement les effets.

C’est pourquoi « Restons Correct ! » peut vous l’annoncer : on n’a pas fini de se faire des cheveux rue de Solferino et la « majorité présidentielle » a, sans doute encore, quelques beaux jours devant elle…

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