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04/07/2008

HAPPY BIRTHDAY USA !

1591216572.jpgEn attendant notre 14 juillet national, ses flonflons rituels, sa garden party présidentielle à laquelle il est regrettable que nous n’ayons pas été invités et le défilé, très attendu cette année, du troisième RIPMA de Carcassonne sur les Champs Elysées, « Restons Correct ! » souhaite aujourd’hui un joyeux anniversaire à ses nombreux lecteurs américains à l’occasion de leur fête nationale.

1400562007.jpgDe fait, vous le savez sans doute, le 4 juillet est la date anniversaire de la Déclaration d’Indépendance des « 13 Colonies », point de départ officiel du processus militaire et politique qui devait aboutir à la création de ce qui fut et demeure la plus grande démocratie de l’occident moderne.

Rassurez vous, nous n’allons pas en profiter pour vous infliger un exposé académique et sentencieux sur l’histoire des USA du Mayflower à Barrack Obama. On sait pas faire. Nous n’allons pas non plus vous livrer un pronostic sur l’issue des prochaines élections présidentielles américaines. D’abord parce  que ce ne sont pas nos oignons mais ceux des électeurs américains et ensuite parce que l’impact du résultat sur la sauvegarde de la (vraie) galette-saucisse risque d’être très marginal.

1596618174.jpgEn ces temps d’américanophobie généralisée et compulsive, nous nous contenterons de faire part à nos lecteurs de quelques réflexions supposées éclairer leur lanterne et leur permettre, accessoirement, d’avoir l’air cultivé dans les diners estivaux.

La première concerne le choix de la date (1) : Celle d’une déclaration murement réfléchie et soigneusement rédigée par Thomas Jefferson et ses potes, pas celle d’une insurrection se terminant par le lynchage d’un gardien chef de prison (2).

1028083140.jpgLa seconde relève des causes profondes de la « Révolution Américaine ». La Déclaration d’Indépendance de 1776 est l’aboutissement d’un processus de révolte fiscale entamé trois ans plus tôt avec la « Boston Tea Party » (3).

Pour faire très court : S’ils jouissaient déjà d’une très large autonomie dans la gestion de leurs affaires locales, les citoyens des 13 colonies étaient excédés et saignés à blanc par la multiplication des impôts et des taxes prélevés par la Couronne britannique sans leur consentement puisqu’ils n’avaient pas de représentants au parlement de Londres (4). Par ailleurs, producteurs et négociants revendiquaient le droit de commercer librement avec le reste du monde en contradiction avec les usages mercantilistes alors en vigueur dans l’empire britannique. En clair le « libre échange ».

La troisième a trait à la non-abolition de l’esclavage en dépit de références explicites à la Liberté individuelle et à l’égalité de tous les hommes devant la « loi divine ». Outre le fait que, représentant de l’état de Virginie, Jefferson était personnellement issu d’une famille propriétaire d’un domaine employant des esclaves, cette omission doit sans doute être interprétée comme la conséquence de la recherche d’un consensus politique entre « Nordistes » et « Sudistes ». Comme on le sait la résolution du problème de l’esclavage coutera aux USA, près d’un siècle plus tard, une guerre civile particulièrement meurtrière (5).

Certes, comme Tocqueville l’avait déjà noté au tout début des années 1830, la démocratie américaine n’est pas parfaite. Pour autant il serait sot, 232 ans après la Déclaration d’Indépendance, de nier que le bilan est globalement très positif : Liberté individuelle presque parfaite, prospérité économique largement partagée, forte mobilité sociale, attractivité durable, enseignement supérieur et recherche d’un niveau inégalé.

1939672440.jpgA l’heure où la « vieille Europe » cherche toujours les moyens de se protéger de la mondialisation en se cramponnant à son modèle comme un postier à son statut, il serait sans doute utile que nous nous inspirions de la recette du « success-cocktail » made in USA, à base de Liberté individuelle, d’autonomie régionale, de modération fiscale, de confiance dans l’individu et de libre-échangisme…

(1) Non, ce n’est pas une contrepèterie !

(2) Monsieur de Launay, gouverneur de la Bastille et gardien plutôt débonnaire d’une poignée de faussaire, d’un fils de famille fou, d’un aristocrate incestueux et du dernier complice vivant d’une tentative d’assassinat de Louis XV, soit sept détenus en tout.

(3) Destruction par des citoyens de la ville de Boston, costumés pour l’occasion en amérindiens, d’une cargaison de thé importée de la métropole et destinée à être revendue sur place par un monopole étatique à un prix grevé de lourdes taxes.

(4) Ce qui contrevenait au principe fondateur de la démocratie parlementaire britannique : « Pas de taxation sans représentation », principe au nom duquel tous les étrangers vivant en France devraient du reste être autorisés à participer aux élections municipales, cantonales, régionales et législatives…

(5) Ce sont en fait les libéraux anglais qui porteront le premier coup décisif à l’esclavage en interdisant la traite des noirs au tout début du siècle suivant et en faisant respecter cette interdiction grâce à la suprématie de la Royal Navy.

Commentaires

Les flonflons rituels du 14/7, il va falloir qu'ils connaissent l'hymne colombien, plus l'hymne libyen, plus l'hymne d'Israel ....Avec Betancourt accompagné des retraités du Mosssad plus Khadafi de l'autre, tiens il lui faudra lui trouver une femme, question de parité, pourquoi pas La Royale. Bientôt le 14 juillet pour une exception culturelle française bien à nous. Selon des sources très mal infirmées, Sarko sera sur une ogive nucléaire avec le drapeau t'es bête hun, euh tibètain!!

Écrit par : alan de Bx | 04/07/2008

Plus sérieux, la déclaration de Bush, source Maison-Blanche:
Le message du président à l'occasion de la fête de l'Indépendance

L'aspiration à la liberté est un sentiment universel, affirme M. Bush.

« Le désir de liberté inspira nos Pères fondateurs, et c'est la croyance en l'universalité de la liberté qui guide notre nation », affirme le président Bush dans son message à la nation diffusé à l'occasion du 4 juillet et dont on trouvera le texte ci-après.

(Début du texte)

La Maison-Blanche

Bureau du secrétaire de presse

Le 2 juillet 2008

Fête de l'Indépendance des États-Unis, le 4 juillet 2008

J'adresse mes salutations à tous mes concitoyens en cette fête de l'Indépendance.

Il y a plus de deux siècles, des visionnaires audacieux et courageux engagèrent leur vie, leur fortune et leur honneur sacré en signant la Déclaration d'indépendance. Guidés par des vérités primordiales et éternelles, nos aïeux proclamèrent au monde que la liberté était le droit naturel de tout être humain ; ce faisant, ils ouvrirent l'un des plus grands chapitres de l'histoire de l'humanité. En ce Quatre Juillet, notre pays commémore les immenses réalisations de ces héros et réaffirme sa foi inébranlable dans le pouvoir de la liberté.

C'est ce désir de liberté qui inspira nos Pères fondateurs, et c'est la croyance en l'universalité de la liberté qui guide notre nation. En cette occasion nous rendons un hommage particulier aux hommes et aux femmes de nos forces armées tant passées que présentes qui ont répondu à l'appel de la liberté et défendu les valeurs qui font de l'Amérique le plus grand pays de la terre.

(Fin du texte)

Écrit par : alan de Bx | 06/07/2008

Les États-Unis célèbrent leur fête de l'Indépendance le 4 juillet, journée qui est marquée par des célébrations patriotiques et familiales dans tout le pays. L'un des « pères fondateurs » des États-Unis, le président John Adams, a déclaré que cette fête devait être commémorée comme la « journée de la libération ». On doit la célébrer, a-t-il dit, « avec pompe, avec des défilés, des jeux, du sport, des fusils, des cloches, des feux de joie et des illuminations d'une extrémité de ce continent à l'autre, de maintenant à jamais. »

La fête du 4 Juillet est une grande occasion de civisme, qui s'inscrit dans la tradition anglo-américaine de la liberté politique.

Une fête estivale

Tous les ans, une multitude de visiteurs se rendent au Mall national, vaste étendue recouverte d'une pelouse qui va du Capitole au monument érigé en l'honneur de George Washington et où se tient le Festival des traditions populaires organisé par le Smithsonian. Cette année, ce festival célèbre la culture du Bhoutan, la musique, la nourriture et le vin du Texas ainsi que l'histoire de la NASA. En 2007, il avait porté sur le bassin du Mékong et sur l'Irlande du Nord.

Dans tous les États-Unis, des feux d'artifice éclatent dans le ciel le soir du 4 Juillet, que ce soit le feu d'artifice spectaculaire du Mall national ou les feux plus modestes organisés dans le parc de chaque ville. À New York, le grand magasin Macy's organise depuis trente et un ans ce qu'il appelle le plus grand feu d'artifice du pays. Cette année, quelque 35.000 pièces d'artifice installées à bord de 6 péniches dans le port de la ville illumineront pendant trente minutes le ciel new-yorkais. Selon Macy's, plus de 3 millions de personnes devraient assister à ce feu d'artifice et des millions d'autres pourront le voir à la télévision dans tout le pays.

Le 4 juillet est aussi une célébration familiale. De nombreux Américains participent à des pique-niques et à des barbecues. Le mois de juillet est un mois d'été aux États-Unis, et des millions d'Américains cherchent à échapper à la chaleur en se rendant au bord de l'océan ou dans d'autres lieux de vacances.

D'importants travaux publics commencent parfois le 4 juillet. C'est ainsi que les travaux de construction du canal Erie, du monument en l'honneur de George Washington et du premier chemin de fer du pays, qui reliait Baltimore à l'État de l'Ohio, ont tous débuté ce jour-là. Cette date traduit le désir de montrer qu'il s'agit des travaux d'aménagement pour le bien public.

Une fête patriotique

La fête du 4 Juillet est également l'occasion pour les élus et d'autres personnalités politiques de prononcer un discours exaltant les traditions et les valeurs américaines.

En 1788, l'un des « pères fondateurs » du pays, James Wilson, a exhorté ses concitoyens à ratifier le projet de constitution lors de la célébration du 4 Juillet à Philadelphie. « Un peuple libre et éclairé, a-t-il dit, qui établit et ratifie un régime politique (…) Tout un peuple qui exerce son pouvoir le plus grand, qui effectue un acte de souveraineté, original et illimité. »

Le 4 juillet 1852, le journaliste noir Frederick Douglass s'est élevé contre le fléau de l'esclavage, qui était encore répandu dans le sud du pays, tout en faisant état des forces tirant « un encouragement de la Déclaration d'indépendance, de ses grands principes et du génie des institutions américaines » qui devaient « mener inévitablement à l'abolition de l'esclavage ».

Quatre-vingt-dix ans plus tard, pendant la période la plus sombre de la Seconde Guerre mondiale, le président Roosevelt a rappelé à ses concitoyens que pour « l'armée de la révolution américaine qui était lasse, affamée et mal équipée (…) le 4 Juillet lui avait redonné de l'espoir et l'avait inspirée ». « Il en est de même maintenant, a-t-il ajouté. Les hommes robustes et déterminés qui luttent pour la liberté en cette sombre période trouve un réconfort dans son message, l'assurance du droit à la liberté grâce à Dieu pour tous les peuples, toutes les races, tous les groupes et toutes les nations, partout dans le monde. »

Le 4 juillet 2001, le président George W. Bush a prononcé un discours à Philadelphie devant le bâtiment où avait été signée la Déclaration d'indépendance(voir le commentaire plus haut de la MB dans le texte). Ce document, a-t-il dit, continue de représenter « la norme à laquelle nous mesurons autrui et la norme à laquelle nous nous mesurons. Nos réalisations les plus grandes ont lieu lorsque nous vivons en accord avec nos idéaux. Nos tragédies les plus grandes ont lieu lorsque nous ne respectons pas ces idéaux. »

Dans tout le pays, le 4 juillet, les élus des localités même les plus petites se font l'écho de ces paroles, et leur auditoire rend grâce aux libertés publiques que les « pères fondateurs » ont obtenues pour tous les Américains.

Écrit par : alan de Bx | 06/07/2008

@ Alan

Merci pour tous ces commentaires instructifs qui éclairent les lecteurs d'une lumière aussi fondatrice que jeffersonienne.

N'oublions pas pour autant le 400 ième anniversaire de nos cousins québécois ! Tabernac !

Écrit par : restons correct | 06/07/2008

Incorrigible, cet alan de Bx. Il ne cite jamais les sources des textes qu'il copie et colle mécaniquement sur les blogs qu'il apprécie. Et les droits d'auteur, alors ?

alan, un petit effort, écris de ta propre plume un jour. Tu verras, c'est très sympa et ça oblige à réfléchir. Sans avoir le talent de restonscorrect, tu apporteras un peu de fraîcheur, une "personal touch".

www.america.gov/st/...

Écrit par : Bobby | 09/07/2008

@ Bobby

Merci pour ces encouragements mais, est-ce bien de cafter ces petits camarades ? :-)

@ Alan

Bobby t'aurait-il démasqué ? C'est de la dénonciatitude !

Écrit par : restons correct | 09/07/2008

Les commentaires sont fermés.

 
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